dimanche 3 mars 2013


Dimanche 03 mars : Déplacement vers la péninsule de Caramoan

Parcours du Jour : 98 kilomètres
Réveil à 6h 30, car nous voulons être le plus tôt possible à la gare routière. Nous quittons l’hôtel vers 7h45 à bord d’un tricycle. Le van pour Sambang est là, mais il ne reste plus qu’une seule place. Nous discutons avec Jean-Jacques, un français qui connait bien les Philippines. Notre van est en place à 8H05 mais ne partira qu’à 8h47, le temps d’avoir fait le plein de passagers. Nous partons en direction de la péninsule Caramoan, lieu de tournage de Koh Lanta, ainsi que de Survivor, l’édition américaine. Beaucoup de rizières et nous contournons le mont Isarog, qui culmine à 1966 mètres. Les tricycles sont surchargés, l’un d’eux compte 9 passagers entassés avec les provisions.  Dans la ville suivante, ce sont de vrais tricycles avec mollets qui transportent personnes et matériels. Des fantassins font une marche commando sur la route. Au bout d’une heure de route, nous changeons de van, sans raison apparente, puis arrivons au port de Sambang. Là, il faut prendre un Roro, bateau local à 2 balanciers, car, la route est impraticable. Et c’est parti, pour 2 heures de navigation. Nous croisons quelques pirogues de pèche et longeons la belle côte. Tout à coup, sur la surface, des milliers de poissons sautent pour échapper à un prédateur sous-marin. Nous parvenons  au port de Guijalo. Le tricycle qui devait nous attendre n’étant pas là, nous en prenons un autre et arrivons au bout de 3 kilomètres dans les terres à la Résidencia de Salvacion. Mauvaise surprise, la chambre réservée sur Internet fait tout juste 4 mètres carrés. Nous reprenons un tricycle et continuons 5 kilomètres en direction de la plage de Paniman. Et nous trouvons finalement un petit bungalow au Hazel’s Beach Resort. Tout neuf, il vient d’ouvrir il y a juste un mois. Nous sommes au bord de la plage. Des enfants jouent avec des cerfs-volants confectionnés dans des sacs en plastique. Des personnes de tous sexes et âges, tirent ensemble pour remonter vers la plage un filet de pèche. Il leur faudra plus d’une heure pour parvenir à le hisser sur la plage. Quelques poissons aussitôt distribués entre les personnes présentes. Nous déjeunons d’excellents spaghettis et poulet/riz au restaurant du Resort. Une courte promenade car, le ciel se charge et un orage tombe, rafraichissant bien l’atmosphère. Nous nous refugions dans notre chambre.
Demain, visite en pirogue des alentours.

samedi 2 mars 2013

Samedi 02 mars : Shopping à Naga




Parcours du Jour : 5 kilomètres


Excellente nuit de récupération. Petit-déjeuner américain et nous allons visiter l’église San Francisco. Plutôt dépouillée en décoration. Les vitraux racontent la christianisation de la ville. Dans un coin, un gisant du christ, très réaliste. Les fidèles viennent  y toucher les pieds et y essuyer des mouchoirs. 89% de la population est catholique et très pratiquante. Les églises sont toujours pleines de fidéles. Nous mettons un cierge avec une petite pensée pour vous tous. Puis, nous faisons une opération retrait à l’ATM, car nous allons partir pour une région où il faut avoir du liquide, les ATM étant encore absents. Nous allons successivement dans 4 banques différentes, les retraits étant limités à 10000 pesos , environ 200€ . Nous rentrons à l’hôtel pour mettre l’argent à l’abri et nous reprenons un tricycle pour le grand centre commercial SM. Après avoir été fouillés à l’entrée par un bataillon de vigiles équipés à l’américaine, nous nous promenons dans ce centre commercial de 4 étages. Il y a des vigiles partout, à chaque entrée de boutique et dans les magasins. Toujours beaucoup de monde, comme d’habitude, nous sommes les seuls européens. Nous achetons des chemises et des aliments. Au dernier étage, un emplacement est consacré aux jeux. Les enfants même en bas âge jouent aux machines à sous. Sacré apprentissage. Dans un autre couloir, ce sont les ordinateurs qui sont pris d’assaut. Nous déjeunons d’excellents calamars et riz aux fruits de la mer. Juste en face du centre se trouve une station de van. Nous allons nous renseigner pour notre déplacement pour Caramoan. Retour à l’hôtel, sieste et nous ressortons en milieu d’après-midi pour acheter des chaussures aquatiques, du shampoing, des mars, des m&m’s et du chocolat. On est en manque. Dans ce magasin, nous retrouvons des marques oubliées chez nous, de la lessive Tigre et du Tang. Une nouvelle opération ATM et nous allons dîner d’une glace au Mac Do du coin.Beaucoup d’animation dans toutes les rues. Des stands vendent des cacahuètes sous toutes leurs formes et leurs saveurs. La Place Rizal est le lieu de rendez-vous du soir, avec ses masseurs. Nous rentrons à l’hôtel.
Demain, nous partons pour la péninsule de Caramoan, lieu de tournage de Koh Lanta.

Vendredi 01 mars : Transfert vers Naga

Parcours du jour : 760 kilomètres



Après 320 kilomètres et une nuit en pointillé, nous arrivons à 3 h du matin à Sampaloc, un quartier de Manille. Un taxi nous emmène la gare routière d’Araneta. Nous trouvons un bus local qui part à 4h30. Nos sacs sont mis sur les sièges juste derrière nous. Comme il y a peu de passagers, nous en profitons pour nous allonger sur les banquettes de 3 places et poursuivre notre nuit, les bus sont organisés en 3 sièges à gauche, une petite allée centrale et 2 sièges à droite, comme le bus n’est pas plus large , les sièges sont aux normes asiatiques , très étroits et une fesse est en équilibre . Au lever du jour, nous nous arrêtons dans un premier point de restauration. Un prêcheur nous lit une partie de la Bible, et distribue des enveloppes. De plus en plus de monde et le bus est complet. Nous roulons sur une route en réfection. Les enfants font la circulation lorsqu’il n’y plus qu’une seule voie. Nous traversons des villes aux superbes maisons en bois de style espagnol. Des rizières à perte de vue. Certaines sont en cours de repiquage, d’autres sont récoltées. Dés que le bus ralentit, des marchands grimpent en courant et proposent toutes sortes de boissons et produits de la région. Le débarquement se fait aussi sans arrêt. Le riz sèche sur les bas-côtés. Des coqs de combat sont bichonnés par leur propriétaire. Car c’est aussi un sport très prisé des Philippins. Le coq vainqueur  touche une belle prime, le vaincu terminant en général dans une casserole. J’ai résolu le mystère des rainures faites sur les dalles de béton sur les routes. Elles sont faites à la main à l’aide d’un fil dans le béton frais. Si, Si. Gérard nous double avec sa citerne flammable. Nous arrivons à la gare routière de Naga. Beaucoup de monde. Un tricycle nous prend en charge et nous trouvons du premier coup, une chambre au Crown Hôtel. Le Wifi fonctionne bien, c’est parfait. Nous dînons au restaurant d’excellents poulpes à la sauce relevée. Nous nous couchons rapidement, les 20 heures de bus ont laissé une petite trace de fatigue.
Demain, balade dans Naga.

vendredi 1 mars 2013


Jeudi 28 février : Bulle à Banaue

Parcours du Jour : 12 kilomètres


Ce matin, rien ne nous presse. Le soleil est de la partie et nous décidons de remonter d’un coup de tricycle vers le point de vue le plus haut qui domine les terrasses de Banaue. Le même pilote que la veille nous emmène jusqu'à destination. Les terrasses jouent avec le soleil et nous aussi. Puis ; nous redescendons les 6 kilomètres de la route, tranquillement. L’occasion de voir la vie des habitants qui bordent cet axe routier. Les artisans travaillent remarquablement le bois et se fabriquent des trottinettes spécifiques. Des câbles traversent la vallée pour amener de l’autre coté, avec un petit chariot, tous les matériaux nécessaires à l’entretien des murs des terrasses. Certains font plus de 20 mètres de haut. Nous poursuivons de point de vue en point de vue. Nous  en découvrons un nouveau avec de superbes fleurs. Nous ne nous lassons pas de ce superbe spectacle. Le repiquage se fait dans une eau laiteuse. Des femmes portent de curieux parapluies fixés sur la tête, ça sert aussi bien pour la pluie ou le soleil. Des poulets attendent un acheteur et la DDE locale enlève les herbes à la serpette et à la main. Le basket est un sport national, aussi des panneaux faits de brique et de broc sont mis au bord des routes. Rien ne se perd, tout se transforme. Nous croisons de jeunes joueurs d’échecs. Les adductions d’eau se font directement de la montagne. Chaque maison a le sien. Nous rentrons à l’hôtel, pour y déjeuner et restons sur la terrasse, tout l’après-midi. Nous profitons pour faire des réservations sur Internet pour la suite du séjour, surtout pour la semaine sainte car ici tout s’arrête pour cette fête et les hôtels sont pris d’assaut. Nous allons dans une petite boulangerie pour acheter des biscuits pour le repas du soir. Le coucher de soleil se reflète sur une petite rizière, l’occasion de tester un peu plus mon appareil-photo. A 18h30, direction la gare routière et le bus de nuit qui va nous emmener jusqu’à Manille. Le bus est plein, essentiellement des jeunes backpackers qui poursuivent leurs découvertes des Philippines. Heureusement, la climatisation est bien réglée et nous n’avons pas trop froid. Dans la nuit, un incendie dévore les pentes d’un volcan. Nous sommes sur la ceinture de feu du Pacifique et tous les volcans font l’objet d’attentions toutes particulières. Le conducteur connait bien la route et malgré tout, il se laisse surprendre parfois par le trafic. Les freins fonctionnent. Nous nous assoupissons car la nuit va être longue.

mercredi 27 février 2013


Mercredi 27 février : Visite du village de Bangaan

Parcours du jour : 28 kilomètres



Il a plu une grande partie de la nuit, mais, ce matin, le soleil est revenu. Après le petit déjeuner, nous prenons un tricycle pour nous rendre à Bangaan, distant d’une dizaine de kilomètres. Nous sortons de Banue, les enfants vont vers l’école. Beaucoup de poules et de chiens, les 2 se mangent dans la région. Un premier arrêt au dessus de superbes terrasses ensoleillées. C’est magnifique et les appareils photos crépitent.  Petit cours de riz : les touffes vertes que l’on voit dans les rizières sont du riz plantés de façons dense, il y a 3 mois. En ce moment, il est replanté sur les terrasses, travaillées par les hommes, uniquement à la fourche. Pas de buffles, ni d’engins mécaniques. Le repiquage est fait uniquement par les femmes. Ce riz va pousser pendant 6 mois et sera ensuite récolté. La route en béton se transforme en piste caillouteuse et boueuse pour 4X4, notre tricycle franchit vaillamment les obstacles. Des éboulis un peu partout, des cantonniers rebouchent à la pelle et à la brouette. Un peu plus loin, c’est carrément un pan de la montagne qui est tombé au milieu de la piste et à emporté une pelle mécanique. Nous devons descendre du tricycle, sinon, cela ne passe pas. De nouveau, de belles terrasses à coté d’un petit artisan qui travaille le bois. Nous achetons quelques souvenirs. Un peu plus loin, nous nous arrêtons à une échoppe pour acheter de l’essence. 2 litres en bouteilles de Coca-cola. Il faut donner un mouvement tournant à la bouteille qui se vide plus vite. Et nous parvenons enfin, au bout d’une heure trente, au village de Bangaan. Il est perdu au milieu des rizières. Nous jouons avec le soleil et les ombres. Des hirondelles nous passent juste au dessus de la tête. Un jeepney est même aux initiales de Nange. Nous restons un long moment pour regarder ce superbe paysage dont on ne se lasse pas. Des femmes repiquent le riz. Au milieu de la terrasse, une mare a été aménagée comme pisciculture. Retour sur Banue. La piste est tellement étroite que 2 tricycles ne peuvent se croiser. Comme il n’y a pas de marche arrière, les conducteurs s’aident pour reculer les tricycles et libéré le passage. Nouvel arrêt, le pneu avant se dégonfle, notre conducteur sort une pompe à pied et c’est reparti. Il en profite à l’aide d’une burette pour graisser sa chaine. Retour à Banaue, nous nous arrêtons à la passerelle qui en bas de notre hôtel. Le temps de commander notre repas et un gros orage éclate. Ouf, nous sommes encore une fois passés entre les gouttes. Une bonne sieste et nous allons faire le petit tour du centre du village. Des hommes et des femmes suivent une instruction sur l’usage du bâton de défense. Nange est partie écrire sa page de journal sur la terrasse face aux rizières. Comme hier après midi, le ciel se charge doucement mais sûrement et on reste à l’hôtel pour mettre le blog à jour.
Demain, rien de prévu dans la journée, car nous prenons le bus de nuit vers Manille.

mardi 26 février 2013


Mardi 26 février : Déplacement vers Banaue

Parcours du Jour : 65 kilomètres

Excellente nuit, réveil vers 6H30 et nous allons prendre un bon petit-déjeuner au St Joseph. Nous nous mêlons à un groupe d’allemands. Puis, nous reprenons nos sacs à dos et direction le centre de Sagada pour prendre un jeepney. Celui de 8 h est déjà parti à 7h45. Le suivant doit partir à 8h30, mais dés qu’il est plein, à 8h05, il démarre en direction de Bontoc. Nous redescendons de la montagne en direction de la vallée que nous suivons sur quelques kilomètres. Arrivée à Bontoc, nous débarquons et trouvons tout de suite le bus local pour Banaue, qui démarre 2 minutes après. Au point de vue timing, nous sommes très bons. Nous longeons la rivière et dans les champs de riz, le repiquage bat son plein. La route est toujours en réfection, voir par endroits en construction. Nous grimpons de nouveau vers les nuages. Un superbe arc en ciel annonce bien la pluie, qui tombe drue lorsque nous nous arrêtons au col à presque 2000 mètres d’altitude. Tous les passagers descendent du bus pour acheter de superbes légumes, carottes, choux, haricots. Nous sommes dans la bruine et la pluie semble très légère, elle virevolte au vent. Dans la descente du col, d’énormes éboulis, un peu partout. Nous parvenons ensuite dans Banaue. La pluie a cessé et nous trouvons le Sanafe Lodge. Notre réservation faite la veille par SMS a été perdue, heureusement, il me reste les traces des SMS échangés. Le temps qu’une chambre soit préparée, nous nous mettons sur la superbe terrasse qui surplombe les rizières.  Une fois installés, dans une jolie et confortable chambre avec vue sur les rizières,  nous déjeunons au restaurant du Lodge. Ensuite, nous allons jusqu’ à la gare routière pour réserver nos places pour le bus de nuit du 28. Et heureusement, car les bus sont tous complets et nous prenons les dernières places pour le bus de nuit en direction de Manille. Nous grimpons dans un  tricycle pour faire le tour des 4 points de vue qui surplombent les fameuses terrasses de riz, annoncées comme la 8° merveille du monde, excusez du peu. Ces terrasses vieilles de plus de 2000 ans, sont l’œuvre des Ifuago, un peuple de chasseurs de têtes, qui considèrent que le riz est un don de Dieu. A ce titre, ils entretiennent les terrasses avec dévotion. Des statues de gardiens du riz taillées dans des troncs de fougères arborescentes sont mises aux points de vue. Les terrasses malgré le manque de soleil sont magnifiques. Des anciens en costume traditionnel Ifuago se font prendre en photos. Cela me donne une idée, nous pourrions à notre retour, nous mettre en costume de Provence sur une aire d’autoroute pour arrondir nos retraites, il y a des volontaires, pour venir avec nous ?? Et puis, la pluie tombe d’un coup, juste le temps de rentrer à l’hôtel et l’orage arrive et il va durer une grande partie de l’après-midi. Les nuages descendent doucement sur le village avant de l’envelopper complètement.
Demain, s’il fait beau, nous devrions aller visiter les villages alentours.

Lundi 25 fevrier : Visite des grottes de Lumiang et Sumaging

Parcours du Jour : 11 kilomètres

Excellente nuit, bien au chaud sous nos 3 couvertures. Nous quittons l’hôtel vers 7h. Les travailleurs de tous âges partent pour les rizières car c’est la période du repiquage. Les bottes en caoutchouc sont de rigueur. Un arrêt au Masferré, pour un excellent petit-déjeuner  fermier. Et nous arrivons au bureau des guides. Nous partons avec Erikson, équipé de sa lampe tempête. Des jeunes garçons s’entrainent avec des échasses en bambou. Un premier arrêt, pour nous faire découvrir des cercueils suspendus au milieu de la paroi de la falaise. Les ethnies de la région des montagnes, les Ifugnos et les Applai utilisent cette technique pour leurs morts. Nous continuons vers l’entrée d’une autre grotte où des cercueils en pin sont entassés. Nous commençons alors une longue descente vers l’entrée de la grotte de Lumiang où plus d’une centaine de cercueils sont empilés. Certains ont plus de 500 ans, d’autres récents, car les Applai  animistes continuent à être déposés à l’air libre. Les cercueils sont petits car les corps sont mis en position fœtale à l’intérieur. Des lézards sont sculptés sur certains couvercles.  Nous remontons doucement et à une pause, discutons avec un groupe d’habitants de Manille, surpris de voir des français. Nous reprenons notre marche en suivant la route nationale. Un piquet kilométrique nous indique être à 398 kilomètres de la capitale. Des champs de riz sont en pleines cultures. C’est superbe.  Un petit stop, pour changer de chaussures,  et en mettre des plus aquatiques, nous laissons nos sacs à dos et nous descendons en direction de l’entrée de la grotte de Sumaging. Il commence à y avoir beaucoup de groupes. Erickson allume sa lampe, qui diffuse une lumière très blanche et puissante et nous avançons sur des rochers rendus très glissants par l’eau et les excréments des chauves souris fructivores qui peuplent les plafonds de la grotte. Il faut vraiment faire attention et nous nous aidons des mains pour ne pas perdre l’équilibre. Les stalactites sont superbes et représentent des formes, nous permettant de donner libre cours à notre imagination.  Le sol devient si humide, que nous laissons nos chaussures et poursuivons la descente pieds-nus, en pataugeant dans des flaques d’eau froide.  Nous avançons dans la pénombre, juste avec l’éclairage de la lampe tempête tenue à bouts de bras par notre guide. Une nouvelle difficulté pour atteindre le palier suivant. Nous descendons à l’aide d’une corde à nœuds. Les roches brillent sous l’effet de l’eau. De nouveau, une difficulté et il faut s’accrocher à la paroi et au guide pour atteindre le dernier niveau. Des flaques d’eau reproduisent la forme des champs de riz à l’extérieur. Séance photos et nous remontons. Beaucoup de philippins ont renoncé à l’épreuve de la corde à nœuds et du coup, nous demandent notre âge et nous félicitent. Il est vrai que certains passages s’apparentaient bien à la planchette irlandaise du parcours du combattant. Nous atteignons l’air libre au soleil. Une petite pause, remise de nos chaussures de marche et nous refaisons en sens inverse, le parcours. Les buffles sont au milieu des rizières. Beaucoup de monde s’active pour le repiquage.  Nous quittons notre guide et je vais récupérer mon sac laotien. La couturière a remarquablement travaillé et pour une somme modique. Arrêt au Yoghurt house, pour un repas de sandwichs et chocolat chaud. Retour en chambre,  remise en état des habits et chaussures. Dans l’après-midi, nous arrivons à réserver par SMS pour notre prochaine étape. Le procédé  semble être le bon. Fin d’après-midi tranquille entre pluies intermittentes et beau soleil.
Demain, déplacement en jeepneys et bus vers Banaue.

Dimanche 24 février : Visite de Sagada

Parcours du Jour : 10,5 kilométres

Bonne nuit, nous prenons notre petit-déjeuner au St Joseph, puis partons à la recherche d’une chambre, que nous trouvons tout de suite. Le temps de refaire les sacs et nous emménageons  au Ganduyan Inn. Chambre rustique mais confortable.  La pluie commence à tomber et nous en profitons pour faire un peu de lessive. Vers 12h, nous allons  dans le centre ville et déjeunons au Yoghurt House d’excellents poulet patates et spaghettis Bolognaise. Une grand-mère après s’être occupée d’une petite fille, commence la corvée de peluches de pommes de terre. Nous trouvons une couturière pour réparer mon sac laotien qui donne des signes de faiblesse. J’espère que mes explications en anglais auront été suffisantes. Nous le récupérons demain en espérant ne pas avoir de mauvaises surprises. Puis, sous un peu de soleil, nous partons en balade vers le point de vue de l’Echo Valley. Des jeunes jouent au basket, qui est un des sports nationaux, certains philippins ayant de beaux gabarits. Une association pourra nous accueillir pour nos vieux jours, on y sera au frais. Nous grimpons au milieu d’un cimetière anglican, les tombes sont très simples.  Nous surplombons la vallée et l’écho fonctionne bien. Nous faisons le tour puis, rentrons doucement, car il pleut de nouveau. Heureusement, que nous avons emmené une importante bibliothèque numérique pour les jours comme celui-ci.
Demain, nous allons visiter, avec un guide, les grottes des environs.

Samedi 23 février : Déplacement en bus vers Sagada

Parcours du Jour : 142 kilomètres

Nuit correcte et ce matin, tout est bizarrement silencieux. Au petit-déjeuner, nous nous rendons compte que la circulation a été détournée du centre ville. Je me rends rapidement jusqu’à la gare routière et les gens commencent à 7h30 à s’agglutiner sur les trottoirs en attendant le défilé qui a lieu dans la matinée. Agoraphobes  s’abstenir !! Des bus sont là donc, je retourne à l’hôtel. Nous mettons nos sacs au dos et partons pour la gare. Là, surprise, le bus pour Sagada n’est pas là, mais, nous dit on, le long du boulevard. Un couple de philippins dans le même cas que nous, nous emboite le pas et nous descendons, heureusement que  sur 500 mètres avant de trouver le bus. Nous prenons les 2 dernières places. Ouf ! Car, bon nombre de personnes restent sur le trottoir faute de places. Et tous les strapontins sont occupés.  Nous quittons Baguio, sans regrets, la ville grimpe sur les collines un peu à la manière des favelas. Et nous prenons encore de l’altitude pour atteindre les 2000 mètres pendant une grande partie du voyage. Les collines sont sculptées en terrasses et tout y pousse abondamment, carottes, choux, pommes de terre. Des poulets sont élevés en batterie devant les habitations. Un jeune en plume un avec une cuillère. Nous continuons à grimper, les paysages sont superbes. Nous parvenons au point le plus haut des routes des Philippines. La route est partout en réfection, un marteau-piqueur pour enlever les 30 centimètres de béton usé qui sont utilisés comme remblais pour les bas-côtés. Puis une toupie fait le plein de ciment, qui est déposé sur les 20 mètres carrés à refaire. Ensuite, il faut interdire le passage le temps que le béton sèche. Vers 11h30, un arrêt pour se restaurer et c’est reparti. La pluie s’annonce lorsque nous traversons un village en fête. Partout des daturas et des aromes sur les bords de la route. Pour arrêter la culture du pavot, c’est une agriculture biologique qui est préconisée par le gouvernement. Nous redescendons en bord de rivière. Le fond de celle-ci est utilisé pour récupérer du sable et du gravier, ramenés sur la route à l’aide de chariots sur câble. C’est une poulie accrochée sur une jante de camion qui actionne l’ensemble. Nous commençons à voir des rizières en terrasses. Le vert tendre du riz qui vient d’être repiqué contraste avec la terre labourée. Nous remontons pour parvenir à 1500 mètres d’altitude et à Sagada. Nous débarquons du bus et Nange garde les sacs à dos, le temps que je trouve une chambre. Ce qui va rapidement s’avérer problématique car nous sommes un week-end prolongé jusqu’au lundi, jour férié et toute la jeunesse  s’est donné rendez-vous pour faire du rafting et des treks sur la région. Je mets une bonne demi-heure avant de trouver une chambre juste pour une nuit au St Joseph RestHouse. Nous allons nous promener dans la seule rue du village. Quelques magasins de souvenirs et restaurants. A partir de 18h, tout s’anime avec le retour des groupes partis pour la journée. Les karaokés se font entendre plus ou moins justement. Nous allons diner au Masferrée, excellente cuisine, puis rentrons de nuit afin de profiter d’un peu de repos.
Demain, recherche d’une chambre pour 2 nuits et visite des environs.

vendredi 22 février 2013


Vendredi 22 février : Déplacement en bus vers Baguio

Parcours du Jour : 159 kilomètres


Bonne nuit, mais, ce matin, il pleut. Nous nous préparons doucement. Petit-déjeuner et dernière conversation avec Alvin, avant de grimper dans une motocyclette qui est un plus large qu’à l’aller. Direction Capas à 35 minutes. Il pleuviote er nous nous protégeons efficacement de la pluie. Arrivés au Mac Do de Capas, nous faisons signe à 5 bus qui vont vers Baguio, mais ils sont tous pleins. Finalement, au bout de 20 minutes, nous trouvons 2 places tout au fond d’un bus, mais, c’est loin de la sono et de la climatisation. Beaucoup de circulation et d’embouteillages. Les routes sont en train d’être refaites. Le macadam est remplacé par 30 centimètres de béton armé. C’est beaucoup plus résistant que le macadam, mais cela fait beaucoup plus de bruit. De nombreux champs de cannes à sucre qui sont récoltés après avoir été brulés. C’est curieux comme méthode. Le maïs est en train d’être récolté aussi. De nombreuses églises sont en construction le long de la route, toutes en béton armé pour résister aux typhons. A une dizaine de kilomètres de Baguio, la route monte rapidement, les dénivelées avalées par le bus sont impressionnantes ,  Baguio est à 1450m . La ville s’étale au sommet de plusieurs collines. Cela fait plaisir de voir des coccinelles et des transporters de WV. En raison du festival annuel des fleurs, la circulation est très dense. Au terminal du bus, nous reprenons un taxi pour essayer de trouver une chambre pour les 3 prochains jours. Au bout d’une heure de recherche infructueuse, tous les hôtels sont pleins, nous trouvons juste une chambre pour cette nuit à un prix excessif. Mais, nous n’avons pas le choix. Nous nous installons puis partons en reconnaissance de la gare routière pour partir dés demain matin. Elle n’est pas loin de l’hôtel. Cette ville est particulièrement moche, puante, grise, sale et blindée de monde et de véhicules. Malgré le festival, nous ne regrettons pas de ne pas y rester plus longtemps. Par contre, le marché est superbe. C’est un carrefour entre les tribus de la cordillère et les gens de la plaine. On y trouve de tout. Diner dans une pizzeria  pizza pesto et spaghettis bolognaise, non loin de l’hôtel.Il y a 250.000 étudiants sur 350.000 habitants. Inutile de dire que la population est jeune.
Demain, nous poursuivons en bus vers Sagada.

Jeudi 21 février : Visite du cratère du Mont Pinatubo

Parcours du Jour : 56 kilomètres


Excellente nuit, réveil à 6 h30, il a plu dans la nuit, mais ce matin, pas de traces d’orage. La dépression est partie ailleurs. 7H, petit-déjeuner et nous partons à 7h30, avec 2 jeunes filles de Barcelone, arrivées dans la nuit à la BognotHomeStay et un français. Nous remplissons tout un questionnaire. Visiblement, la sécurité est prise très au sérieux. Le 4X4 est un vieux Toyota, qui a bien vécu, ressoudé d’un peu partout, il tient la route. Un guide nous accompagne Daniel. Pendant des siècles, les habitants de la région ont vécu dans l’insouciance à l’ombre du volcan. Mais le 15 juin 1991, le mont Pinatubo s’est littéralement déchiré projetant dans les airs, une colonne de cendres et de roches à 40 kms d’altitude. La montagne a perdu 300 mètres de hauteur, faisant pleuvoir sur toute la région une couche de poussières et de roches qui s’est transformée en un redoutable lahar  (coulée boueuse de flan de volcan) sous l’effet d’un typhon, qui fit des ravages, en engloutissant des villages et détournant des rivières. Les couches de lahar ont créé des paysages très étonnants tout autour du cratère, il y a du vent et la poussière fait penser à une tempête de sable dans le désert. Nous remontons dans le lit d’une rivière de lahar. L’endroit semble avoir été tronçonné par le flux des coulées. Tout un espace agricole de rizières a disparu. Nous traversons à gué plusieurs fois le courant du torrent qui vient du sommet. Nous croisons un groupe d’enfants appartenant à une ethnie aborigène de la contrée. Nous doublons des buffles attelés et nous arrêtons au bout d’une quinzaine de kilomètres. Les autres passagers souhaitent marcher 5 kilomètres pour atteindre le sommet. Bon, comme au bout de 2 franchissements de torrents, cela devient moins amusant, nous remontons dans le 4X4 qui nous suit, pour atteindre le départ du trek. Nous sommes sur les traces de Pékin-Express, qui a utilisé le même itinéraire pour une épreuve l’an passé.  Nous longeons un torrent qui prend des couleurs rouges ou jaunes en fonction des pierres rencontrées, la végétation est dense. Et nous montons à notre rythme, pour déboucher sur le lac du cratère. L’endroit est superbe. Je fais voler mon cerf-volant pour la 1° fois depuis notre départ. Les 2 jeunes espagnoles souhaitent nager, mais, c’est formellement interdit, suite à une noyade dernièrement et à la composition de l’eau du lac. Nous restons une bonne heure sur le bord du cratère, avant de redescendre doucement en direction du 4X4. Nous repartons en empruntant la piste inverse. Nous grimpons ensuite vers un village aborigène, pour nous rendre compte de l’étendue  de la vallée. Des enfants souriants jouent à se faire photographier, le village est composé de cases en bambou et tout est d’une grande pauvreté. Nous rentrons en traversant le lit de la rivière pour nous rendre près d’un lac qui s’est créé, suite à l’éruption .Le chauffeur roule  toujours dans la rivière pour nettoyer son 4x4 et nous par la même occasion.   Nous arrivons vers 13h30, bien poussiéreux,  pour déjeuner un excellent repas concocté par la cuisinière. Puis, tout le monde repart pour ses destinations suivantes. Nous restons encore une nuit supplémentaire. Nous cherchons avec Alvin, un hôtel pour demain car, à Bagio, notre prochaine destination, c’est le week-end d’un énorme festival annuel des fleurs. Sans succès. On verra bien demain si on trouve à se loger !
Demain, déplacement en bus vers Baguio.

Mercredi 20 février : Déplacement en bus vers Santa Juliana

Parcours du Jour : 158 kilomètres


Bonne nuit, la petite musique du Mac Do qui est juste en dessous de notre chambre ne nous a pas gênés cette nuit. Nous quittons l’hôtel vers 8h30. Un taxi, auprès duquel il faut insister pour qu’il mette son compteur nous emmène jusqu’à la gare de la Victory Liner. Car chaque compagnie de bus a sa propre gare. Il y a énormément de voitures, de jeepneys, de bus et de tricycle d’où embouteillage. Mais, nous arrivons à destination à 9h06, et un bus part à 9h15. Le temps de mettre les sacs dans la soute et nous nous remettons dans l’embouteillage. Il y a des constructions de tours d’habitations immenses partout. Les conducteurs de jeepneys mettent leur monnaie entre leurs doigts pour conduire. D’immenses centres commerciaux jalonnent la route pour Capas. Les Philippines ne connaissent pas la crise de l’immobilier. Nous mettons plus d’une heure et demie pour sortir de Manille. Nous prenons l’autoroute. La plaine est immense et on voit des champs de riz, de maïs, de cannes à sucre à perte de vue. Nous avançons rapidement jusqu’à Angeles, une ancienne base américaine. Puis, arrivons à Capas, où nous descendons du bus pour prendre un tricycle. C’est une moto attelée avec un side-car, au ras du macadam. Les sacs brélés sur le « toit », nous nous serrons dans le petit habitacle et c’est parti pour 20 kilomètres vers Santa Juliana, notre destination. La sensation est bizarre, cela tient du kart et de l’auto tamponneuse. Nous roulons vite, et en plus, en évitant les bouses de buffles, qui pour cette fois passent très, très prêt. Nous suivons une grande plaine pleine de rizières. Nous arrivons au HomeStay d’Alvin et Angie. Nous logeons dans une chambre assez grande. Pas d’internet. On fera sans. Des Marseillais qui font le tour des Philippines en moto, reviennent du trek, enchantés. Nous allons nous promener dans le village. Des riziéres, des buffles, des enfants qui jouent, des chats, des coqs. Une vie calme à la campagne. Un bucheron tronçonne directement un gros tamarin pour en faire des planches pour une table pour Alvin. Son père vient nous parler et nous apprend qu’il avait 9 enfants. Un hélicoptère des Forces Armées Philippine nous fait un remake d’Apocalypse Now. Diner à la maison d’hôtes. 4 français arrivent dans la soirée, cela fera plus de monde demain dans les 4X4.
Demain, ascension du mont Pinatubo, si le temps le permet car une dépression tropicale est en train de faire des siennes au sud des Philippines.

mardi 19 février 2013


Mardi 19 Février : Visite du quartier d’affaires de Makati

Parcours du jour : 30 kilomètres


Excellente nuit, et après le petit-déjeuner, nous prenons un taxi pour aller prendre des renseignements pour nous rendre vers le nord en bus. Nous trouvons la compagnie Victory Lyner, qui nous convient parfaitement. Nous reprenons un taxi qui tente de nous arnaquer en ne mettant pas son compteur et en nous proposant un prix 4 fois supérieur. Comme nous menaçons de descendre en cours de route, nous trouvons un arrangement à son avantage toutefois. Nous descendons dans le quartier de Makati, un autre visage de Manille. C’est un peu comme le quartier de la défense en 5 fois plus grand. Des gardes armés partout en riot-gun et chevrotines au ceinturon. Pas un mendiant, tout est nickel. Et des grands magasins par dizaines reliés par des passerelles aériennes. Dans les magasins, il y a une vendeuse par rayon. Et il y a de tout, luxe, grand luxe et grandes marques. Nous cherchons désespérément un Tintin en philippin. Nous en voyons en anglais, mais de philippin, point. Nous déjeunons dans un restaurant de pizza californienne. La pâte ressemble à celle de la flammekusche, très fine. Nous poursuivons dans le quartier des banques, il y en a des dizaines tout le long des avenues. Chez HSBC, nous pouvons retirer 40.000 pesos contre 10.000 dans les autres ATM. Nous reprenons un taxi, qui enlève son compteur dés notre montée. Comme j’insiste pour qu’il le remette, le conducteur met le turbo, roule vite jusqu’à notre hôtel. Mais, bon, encore un qui n’est monté avec moi, pour la montée des gorges de Chateaudouble, même pas peur. Les pompes à essence ont leur tuyau qui tombe du ciel. Petite sieste et nous ressortons pour le Parc Rizal. Nous faisons le tour du guerrier Lapu-Lapu, symbole de la liberté. Beaucoup de monde, des musiciens. 4 jeunes improvisent un discours au guerrier Lapu-Lapu. Plus loin, une répétition pour un flahmob. 2 personnes s’entrainent au arnis de mano, un art de combat martial aux bâtons préhispanique. Le soleil ne nous saluera pas ce soir, le temps est couvert et les prévisions météo ne sont pas bonnes pour les 3 jours à venir. La pluie est à prévoir. Une petite glace pour dîner et nous rentrons à l’hôtel.
Demain, déplacement en bus vers Santa Juliana au pied du Mont Pinatubo.

lundi 18 février 2013


Lundi 18 février : Visite de Chinatown

Parcours du jour : 13 kilomètres


Nuit de récupération. Petit-déjeuner excellent, mais, nous n’avons pas très faim. 10h, nous prenons un taxi pour visiter l’église de Quiapo ,qui possède un christ noir. Nous devons passer dans un passage souterrain, rempli de vendeurs ambulants. L’un d’eux tient absolument à ce que je le prenne en photos. Comme je ne comprends pas tout, je joue la carte «  i’m french and i d’ont speak good english » ce qui le calme tout de suite. L’église est remplie pour l’office de 10H. A la fin de l’office, tout le monde se précipite pour être aspergé d’eau bénite. La ferveur est palpable. Un vigile m’interdit de prendre des photos et me dirige vers un comptoir d’information qui me demande mon passeport, ainsi qu’une photocopie de celui-ci pour pouvoir prendre des photos. Bon, ben, tant pis. On part sans photos et passons devant l’église Santa Cruz qui est en réfection. Pas d’office, mais beaucoup de monde en train de prier. Beaucoup de statues font l’objet de prières et de ferveurs dont la statue du christ noir, transportant sa croix que nous voyons pour la 3° fois. La porte du Chinatown nous emmène vers des rues commerçantes en pleine activité. Vente et achats d’or et d’argent, pharmacopée chinoise. Toujours énormément de monde. Comme d’habitude, nous sommes les seuls touristes dans ces rues. Nous nous arrêtons dans une boutique de jus de fruits et dégustons un mélange de pommes, venues de France et d’avocats. C’est bon et cela aide à la digestion. Retour sur nos pas et nous prenons un taxi qui nous ramène vers notre hôtel. Les jeunes filles Philippines, parfois très jeunes, ont visiblement la côte auprès de messieurs d’âges mûrs. Nous en croisons pas mal depuis notre arrivée. Retour à l’hôtel, pout tenter de mettre le blog à jour, mais la liaison est vraiment mauvaise et se coupe sans arrêt. Après une petite sieste, nous ressortons pour trouver une agence de voyages, que nous finissons par trouver au 1° étage d’un hôtel, afin d’organiser notre prochain déplacement en bus. Puis, nous allons au bord de la baie de Manille. L’ambassade des USA est juste à coté et ressemble à un fort assiégé. Comme il est encore trop tôt pour le coucher de soleil, nous allons prendre un café glacé dans un petit bar très sympathique pas très éloigné. Il y a deux mondes parallèles sur ce boulevard, côté rue, de grands hôtels très chers et chics et côté mer les «  cartons » qui se préparent pour la nuit. C’est plutôt déroutant car chacun se côtoie et semble s’ignorer. Nous en partons vers 17h45, la promenade est remplie de personnes venues pour le spectacle du coucher de soleil. La nuit tombe et nous rentrons en restant sur les grands axes, pour rejoindre l’hôtel.
Demain, nous irons visiter le quartier de Makati.

Dimanche 17 Février : Visite du parc Rizal et d’Intramuros

Parcours du jour : 12 kilométres

Nuit agitée, nous luttons toujours contre cette petite intoxication alimentaire. Ce matin, les gouttes d’huiles essentielles d’origan font leur effet et cela va déjà mieux. 9h, petit déjeuner à la Casa Bocobo, notre hôtel. Vers 10h, nous partons à pied vers le parc Rizal, un grand parc de la ville. Nous sommes étonnés par le monde qu’il y a. Mais, c’est vrai que les Philippines, c’est 110 millions d’habitants, 300 habitants au kilomètre/carré contre 120 pour la France. 12° rang au nombre d’habitants de la population mondiale. En ce dimanche, le parc est un lieu où les philippins viennent s’amuser. Un tournoi de croquet à lieu contre des japonais. Nous visitons un jardin japonais. Puis, nous remontons vers l’ancienne citadelle espagnole appelée Intramuros. Nous sommes tout de suite confrontés à la misère, aux personnes sans domicile qui s’abritent en famille sur des cartons ou un hamac. Beaucoup d’enfants orphelins ou mis dans la rue faute de moyens pour les nourrir, jouent sur les trottoirs ou avec des jouets de fortune. Il n’y a pas d’agressivité, mais un manque de tout. En rentrant dans la citadelle, un jeune en tricycle nous propose de nous servir de guide. Nous acceptons et c’est donc en tricycle que nous visitons ce lieu qui vit l’arrivée des espagnols et de Magellan en 1521. S’en suivi une évangélisation sanglante. Puis, l’ile fut vendue par l’Espagne aux Américains en 1898. Les bombardements américains et japonais de la deuxième guerre mondiale détruisirent ce qui fut une des plus belles villes asiatiques. Le style espagnol est présent dans tous les édifices, de superbes patios avec des cours intérieures. Les églises construites en pierre de lave font toujours le plein. 83% de la population étant catholiques. D’ailleurs, ce dimanche c’est jour de baptême. Les christs noirs sont vraiment curieux. Une voiture se fait bénir par le prêtre sur le parvis de l’église.
 Notre guide nous fait visiter les anciens quartiers qui servirent de PC aux américains et aux japonais. Certains murs gardent les traces des balles. 100.000 civils philippins périrent dans la bataille de Manille en 1945. La sécurité est très présente, un peu partout, les gardes dans Intramuros portent l’uniforme des espagnols. Un golf a été construit aux pieds des remparts, et maintenant, il faut attention aux balles de golf. Une belle collection de bonsaïs en plein air. Plus loin, un monument rappelle les relations amicales entre les Philippines et le Mexique depuis 1574. Il est 13h, et nous terminons notre tour. Notre guide nous rappelle quelques mesures de sécurité concernant nos affaires en raison de l’insécurité due aux sans-abris. Nous rentrons à pied jusqu’à l’hôtel. Nous en ressortons vers 17h, pour retourner au parc Rizal. De plus en plus de monde, le coucher de soleil au milieu des jets d’eau est superbe.
 Puis, un spectacle folklorique est donné, qui débute par l’hymne national ,la population est debout , main sur le cœur . L’influence espagnole de la musique, des danses et des costumes est amusante. La nuit tombe et les jets d’eau s’éclairent de milles couleurs.
 Nous rentrons doucement à pied, les sans-abris s’installent pour la nuit, sur des cartons par famille entières. Un cageot sert de berceau pour un bébé. Nous allons dîner au Mac Donald, à coté de l’hôtel, histoire de manger différemment.
Demain, visite de Chinatown.

Samedi 16 février : Vol en direction de Manille aux Philippines

Parcours du jour : 2205 kilomètres


Nuit très courte,  réveil à 4h30, le temps de se préparer, de prendre un petit déjeuner frugal et la navette nous emmène à l’aéroport international. Malgré l’heure matinale, il y a un monde fou. Nous faisons la queue dans le boa, pendant une demi-heure. Enregistrement rapide et nous passons le contrôle de sécurité, suivi de l’immigration avec toujours autant de monde. Nous déambulons ensuite dans la zone Duty-free vers notre porte d’embarquement. A 7h15, nous montons dans un bus qui nous emmène sur un parking afin de monter dans un Airbus 330. L’avion est plein, essentiellement des hommes qui travaillent à l’étranger et qui rentrent au pays. Le vol se déroule au dessus d’une mer de nuages. Nous avons du mal à digérer notre croissant matinal. Heureusement qu’il y a des sacs prévus à cet effet. Après un vol de 2187 kilomètres, nous survolons les premières iles des Philippines. Puis, Manille et nous atterrissons à l’aéroport Ninoy Aquino. Nous mettons nos montres à l’heure locale,  maintenant nous avons 7 heures de décalage avec la France. Le visa délivré au débarquement n’est que de 21 jours, aussi, nous demandons d’emblée à avoir un visa de 59 jours. Le service d’immigration de l’aéroport nous emmène dans un bureau où nous patientons. Puis, comme il faut payer en pesos philippins et que nous n’en avons pas, nous sortons vers la zone des banques pour changer 200 dollars. En attendant toujours nos visas, je récupère nos sacs à dos qui tournaient tous seuls sur le tourniquet. Finalement, au bout d’une heure, et après avoir trouvé l’agrafeuse, le bon bureau, puis, le bon cachet et avoir payé, nous obtenons le précieux sésame. Nous discutons avec de jeunes allemands qui viennent pour la 3° fois aux Philippines. Nous retournons au bureau d’immigration et avons un beau  visa pour 59 jours. Ouf, ça, c’est fait. Nous trouvons ensuite un ATM pour  obtenir un peu plus de pesos. Nous trouvons ensuite un taxi et direction notre hôtel. Tout de suite, nous nous retrouvons dans du connu, les volants sont au bon endroit et les voitures circulent dans le bon sens. Partout des jeepneys, ces grosses jeeps qui transportent suivant un axe, une vingtaine de passagers. La chambre est bien réservée, mais, Internet est en panne. Sitôt arrivé, nous nous couchons pour essayer de récupérer un peu. Nous ressortons vers 18H. Il a juste à coté un 7Eleven, nous y achetons des boissons et quelques paquets de gâteaux. Que nous donnons à 2 jeunes enfants, qui vivent dans la rue. Retour en chambre et nous nous rendormons rapidement.
Demain, visite du parc Rizal et d’Intramuros.

vendredi 15 février 2013



Vendredi 15 février : transfert vers Bangkok

Parcours du jour : 670 kilomètres


Nuit encore une fois courte, réveil à 6h30, le petit-déjeuner est un mélange d’asiatique et de continental. Le taxi nous emmène jusqu’à l’aéroport de Yangon. Il y a pas mal de monde. Nous enregistrons nos sacs à dos et passons en salle d’attente. Nous liquidons nos derniers Kyats dans des achats coup de cœur. L’avion est à moitié plein et nous quittons le sol birman à l’heure prévue. Le soleil brille dans les rizières. Juste le temps de déjeuner, de changer d’heure et nous atterrissons à l’aéroport international de Bangkok. Presque personne, nous passons l’immigration immédiatement, retrouvons nos sacs à dos et la navette pour notre hôtel Lilac Résidence est là. Un groupe du Lion’s Club coréen nous offre des brochettes de bananes chaudes. Nous arrivons dans la banlieue à 10 minutes de l’aéroport, pour juste une nuit en transit. La chambre est grande et agréable. Un petit 7Eleven à proximité nous permet de faire nos achats de bouche pour le petit-déjeuner de demain matin que nous ne pourrons pas prendre à l’hôtel. Comme des massages sont proposés, nous nous faisons faire un massage thaïlandais tous les 2. Pour les âmes sensibles, je vous rassure, cela n’a rien de sexuel. En tee shirt et pantalon ample, nous sommes triturés et nos muscles assouplis avec brio par la poigne professionnelle de notre masseuse. Nous allons ensuite dîner dans un petit restaurant du coin de la rue. Ils ne sont pas habitués à voir des étrangers dans le quartier. Retour dans notre chambre pour encore une nuit courte, car, demain, nous quittons l’hôtel à 5h30 pour l’aéroport, pour de nouvelles aventures.
Direction Manille et les Philippines, cette fois.

Jeudi 14 février : Transfert en bus vers Yangon

Un grand Merci à toutes celles et ceux qui m’ont souhaité un Joyeux Anniversaire
Je change enfin de décennie, cela fait drôle d’avoir enfin 20 ans

Parcours du Jour : 300 kilomètres


Nuit courte, de multiples coupures électriques toute la nuit. Après le petit déjeuner, nous retrouvons notre tuk tuk et partons pour la gare routière. Le bus est bien là, ouf, il part à 8h30 et comme d’habitude, fait rapidement le plein de clients sur la route. Nous voyageons en compagnie de Mister Bean, collé sur la porte du bus. Nous sommes dans la grande plaine centrale. L’irrigation y est totalement maitrisée et les canaux permettent le repiquage du riz. Nous avons droit pendant la 1° demi-heure à un long discours d’un moine. Au bout de 20 minutes, je craque et je préfère poursuivre avec le dernier album des Rolling Stones. A chaque arrêt, les petites vendeuses de fruits arrivent avec leurs plateaux en équilibre sur la tête. Puis, 2 films, dont un que nous avions déjà vu. En milieu d’après-midi, nous arrivons à la gare routière de Yangon, distante de 20 kilomètres du centre ville. Un taxi nous y mène et nous retrouvons le Clover City Hôtel, où nous avions séjourné à notre arrivée, il y a déjà 27 jours. En fin d’après-midi, nous remontons en ascenseur au 20° étage de la tour qui domine la ville. Nous fêtons mon anniversaire et la St valentin, avec cocktails, repas et gâteaux au chocolat. Une émission de la télévision birmane est tournée dans la même pièce du restaurant. Le ciel s’éclaire de superbes rouges. Les pagodes s’illuminent avec les projecteurs dans la nuit tombante.
Demain, nous quittons le sol birman dans la matinée pour un transit à Bangkok.

jeudi 14 février 2013


Mercredi 13 février : Balade au marché de Pyay

Joyeux Anniversaire Jean-Luc !
Et n’oubliez pas, demain, c’est la St Valentin !

Parcours du Jour : 5 kilomètres


Excellente nuit, réveil à 8h 30. Petit-déjeuner et nous partons pour le marché de la ville. En chemin, nous passons sous un arbre rempli de roussettes. Celles-ci remuent leurs ailes comme des éventails pour se rafraîchir le corps. Nous passons à coté du temple chinois , jolies portes peintes , un homme lance des runes pour connaitre son avenir. Puis, nous arrivons au marché qui est le carrefour de tous les produits de la région. Nange se fait mettre du Tanaka, l’écorce de cet arbre est très prisée des birmanes qui passent du temps à choisir la meilleure. Dans le marché, beaucoup de monde, nous sommes les seuls étrangers et visiblement, les birmans ne sont pas habitués à en voir. Nous avons un peu l’impression d’être sortis du poste de télévision. Avec son Tanaka sur le visage, Nange se fait tout de suite plein d’amies, les birmanes sont ravies de voir une étrangère faire comme elles , il suffit de vraiment peu de choses . Nous rentrons doucement et nous nous arrêtons au Romeo, un petit bar branché en bord de rivière. Repaire de la jeunesse branchée de la zone. Nous y déjeunons d’excellents sushis et nouilles chinoises. Le bar prépare la journée de St Valentin. Retour vers la jetée où des chapeaux sont débarqués de bateaux. Une bonne sieste plus tard, nous passons le reste de l’après-midi au bord de la piscine de l’hôtel , Nange prépare la suite de notre périple aux Philippines .
Demain, retour vers Yangon en bus.

mercredi 13 février 2013


Mardi 12 février : visite du site archéologique de Sri Ksetra

Joyeux Anniversaire P’tite Hélène !

Parcours du Jour : 35 kilomètres


Nuit calme, petit-déj et 9h, nous retrouvons notre tuk tuk pour visiter le site archéologique de Sri Ksetra, distant d’une dizaine de kilomètres. Nous commençons par faire un peu d’essence et nous sortons de Pyay. Nous sommes tout de suite dans la campagne. C’est très vert et les travaux des champs battent leurs pleins, arrosage, labourage avec les buffles. Le site est l’emplacement d’une ancienne capitale Pyu, datant du I° au V ° siècle. L’intérêt principal sont les pagodes datant du IV° au IX° siècle. Les vestiges les plus anciens des premières pagodes de Birmanie. Nous arrivons au musée et payons le droit d’entrée sur le site. Pour le visiter, nous empruntons un char à bœufs. Et c’est au rythme lent des bœufs que nous longeons une ancienne muraille de protection du palais. Des travaux de restaurations sont en cours. Les déblais du IV° siècle servent à combler la piste un peu plus loin. Des kapokiers ont des fleurs orange. Nous arrivons sur une première pagode grotte. Les buddhas sont sculptés dans la pierre. Pour regrimper dans la carriole, il faut un peu de technique. Au loin, nous apercevons la pagode Baw Baw Gyi, un des plus anciens monuments birmans datant du IV° siècle. La structure ovoïde est vraiment originale. Nous poursuivons par d’autres pagodes, restaurées pour certaines avec des chevrons métalliques. Les attitudes des buddhas ne sont pas courantes, les mains ne sont pas dans les positions habituelles. Nous rentrons par un petit village aux maisons en bambou, les villageois et les enfants sont surpris de voir des touristes et nous saluent avec gentillesse. Dans les champs, beaucoup de fleurs destinées aux pagodes. Les puits ne sont pas très profonds et l’eau y est puisée à l’aide d’un balancier et d’un seau. Nous reprenons notre tuk tuk et nous arrêtons rapidement dans une petite jardinerie pour acheter des branches pour les autels de buddha et porter chance aux bus. Un petit garçon nous regarde curieusement, notre guide nous explique que c’est la première fois qu’il voit des étrangers en vrai. D’habitude, c’est à la télévision. Après un arrêt dans un restaurant chinois, nous rentrons à l’hôtel, où , en ce jour férié de l’Union, beaucoup de couples se marient. Un mariage est en préparation dans la cour de l’hôtel, ainsi qu’un autre dans le bâtiment d’à coté. Les couples se font prendre en photos dans le jardin. Le coucher de soleil est encore une fois une merveille. Les mariages sont très rapides. Les invités apportent des cadeaux, les mariés se font prendre en photos avec tous. Un petit gâteau et hop, c’est fini.
Demain, bulle totale, rien de prévu.