Excellente nuit de récupération, et nous en profitons pour même faire une grasse matinée dominicale, car nous sommes hors groupe aujourd'hui, ayant omis de réserver la sortie du jour à Nikko.
Petit déjeuner cool, et nous prenons la ligne verte suivie de la ligne jaune pour arriver à Ryogoku, le quartier des Sumo, dès la sortie du train , les illustrations les mettent à l’honneur.
Le sumo n’est pas un simple sport.
C’est un rituel, un théâtre, une mémoire vivante du Japon.
Et comme toutes les grandes histoires… elle commence dans le brouillard du mythe.
Selon les légendes, le premier combat de sumo remonte à une querelle divine.
Deux dieux s’affrontent pour décider qui dominera le Japon.
Pas d’épées, pas d’armures… juste des corps, de la force et de la volonté.
Le sumo naît ainsi :
👉 comme un affrontement sacré, lié au destin du pays.
Au fil des siècles, le sumo devient un rite shinto.
On lutte pour :
apaiser les esprits
garantir de bonnes récoltes
honorer les dieux
Chaque geste compte.
Même aujourd’hui, avant chaque combat, les lutteurs jettent du sel pour purifier le ring.
Le cercle de combat, le dohyō, n’est pas un simple terrain.
C’est un sanctuaire.
Sous le shogunat, le sumo évolue.
Il devient un entraînement pour les guerriers, un test de force et d’endurance.
Puis, à l’époque d’Edo, il se transforme en spectacle populaire.
Les combats attirent les foules, les champions deviennent des stars… avant l’heure.
Dans les rues d’Edo, on parle déjà des exploits des lutteurs comme on parlerait aujourd’hui de footballeurs.
Aujourd’hui, le sumo est un sport professionnel très codifié, géré par la Japan Sumo Association.
6 grands tournois par an
des lutteurs vivant en communauté dans des “écuries”
une hiérarchie stricte, du novice au prestigieux yokozuna
Le titre de yokozuna est rare… et éternel.
On ne rétrograde jamais un yokozuna.
On quitte simplement la scène.
Être sumo, ce n’est pas seulement combattre.
C’est une vie entière :
entraînement à l’aube
alimentation contrôlée (le fameux chanko nabe)
respect absolu des traditions
Chaque geste, chaque posture, chaque regard… raconte des siècles d’histoire.
Puis, nous continuons en direction du 🏯 Edo-Tokyo Museum
Le musée Edo-Tokyo est une véritable machine à remonter le temps… mais sans bouton retour.
Situé dans le quartier de Ryogoku à Tokyo, il raconte comment une petite ville féodale nommée Edo est devenue la mégapole futuriste que l’on connaît aujourd’hui.
Le musée couvre plus de 400 ans d’histoire, de l’époque des samouraïs jusqu’au Tokyo moderne.
Pas de focus sur les empereurs… mais sur les gens ! Artisans, marchands, habitants ordinaires.
Nous commençons l’exposition permanente par traverser une réplique du pont mythique Nihonbashi.
Le musée montre la transformation après 1868, quand Edo devient Tokyo, capitale moderne.
Des villes miniatures qui fourmillent de vie comme des fourmilières historiques.
Le musée lui-même ressemble à un vaisseau posé sur pilotis.
Conçu pour évoquer un ancien entrepôt japonais, il est aussi haut que le château d’Edo 😮
Après plusieurs années de rénovation, le musée a rouvert en 2026, avec des expositions modernisées et encore plus immersives. �
Parce que Tokyo sans Edo, c’est comme un arbre sans racines.
Ce musée permet de comprendre l’âme de la ville, pas seulement ses néons.
Nous y restons 2 bonnes heures et nous prenons un réel plaisir à cette immersion dans le passé.
Comme la Skytree Tower est visible de la sortie du musée, nous décidons de nous y rendre en flânant le long des rues et des superbes parcs sur notre route.
Au détour d'un carrefour , nous découvrons “La crotte d’or” de Tokyo…
En arrivant à Asakusa, juste à côté du majestueux Senso-ji, le regard est attiré par une forme… disons… inattendue 😄
Là, posée au sommet d’un bâtiment noir, une masse dorée qui semble défier toute logique.
Les locaux l’appellent avec humour :
👉 “la crotte d’or” 💩✨
Ce n’est pas une blague (enfin… pas complètement).
Il s’agit d’une sculpture officielle sur le bâtiment de Asahi Beer Hall, conçu par le célèbre designer Philippe Starck.
Son vrai nom :
👉 La Flamme d’Or 🔥
Elle symbolise :
l’énergie de la bière
la mousse qui s’élève
l’esprit créatif d’Asahi
Parce que vue de côté…
bon… difficile de ne pas voir autre chose 😅
Et Tokyo adore ce genre de contraste : 👉 sérieux dans l’intention
décalé dans le regard.
Arrivés à destination, nous faisons un tour dans la grande galerie marchande puis rentrons jusqu'à notre hôtel avec le bus de la ligne 8.
Nous continuons notre déambulation avec la visite toute proche du quartier de 🌿 Yanaka, le Tokyo qui murmure
À quelques minutes de la frénésie urbaine, un autre monde respire.
Le quartier de Yanaka ne crie pas. Il chuchote.
On y entre sans vraiment s’en rendre compte…
Et soudain, Tokyo ralentit.
Les rues sont étroites, bordées de maisons en bois, parfois un peu penchées, comme fatiguées de tant d’années… mais toujours debout.
Ici :
pas d’écrans géants
pas de foule pressée
juste des vélos, des chats… et du temps
Les chats sont partout.
Ils règnent sur Yanaka comme de petits empereurs silencieux 🐱
Au cœur du quartier, la rue commerçante de Yanaka Ginza.
Des odeurs de croquettes grillées, de sucreries, de nostalgie.
On goûte, on flâne, on sourit.
Un escalier descend vers la rue.
Au coucher du soleil, la lumière dorée transforme l’endroit en carte postale vivante.
Un peu plus loin, le Yanaka Cemetery.
Dit comme ça, ça peut surprendre.
Mais ici, c’est un lieu paisible, presque poétique.
Allées bordées d’arbres, silence feutré
Retour doucement à l’hôtel pour un bon bain chaud, décidément on y prend goût.
Demain, dernière journée de visite de Tokyo.


































































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