samedi 18 avril 2026

Samedi 18 Avril 2026 - Osaka : le château, Namba Yasaka Shrine, Shinsekai.


                      PHOTOS DU JOUR 



Nuit courte réparatrice après nos 17 km de la veille .

5h : opération machine à laver suivi du sèche-linge, c’est vraiment pratique.

Nous quittons l’hôtel pour rejoindre une station de voie ferrée qui nous emmène à Osaka.


Pendant le trajet en train me viennent quelques réflexions diverses sur le Japon et les japonais :

> Peuple éduqué dans la discipline et le respect pour une vie harmonieuse.

> Cela se voit et se ressent dans tous les moments de la journée. Salutations courtoises lorsque l’on croise une personne. Aux passages piétons l’attente se fait en colonne.

> Des traces au sol en relief parcourent tous les trottoirs à l’attention des personnes mal voyantes, ainsi que des cris d’oiseaux pour signaler le passage au vert pour les piétons.

> La douche est systématiquement, suivie d’un bain dans la baignoire sabot dans une eau très chaude qui est utilisée par toute la famille.

> Le port du kimono est commun quelque soit les générations 

> Les véhicules sont en majorité neufs, japonais, électriques ou hybrides, l’usage du klaxon est extrêmement rare. Le carburant coûte moins d’un euro au litre.

> Les écoliers et lycéens sont tous en uniforme de leur établissement.

> Les conducteurs de bus, tram, métro et train sont en uniforme et gants blancs. Au moment du paiement, chaque passager est gratifié d’un Merci.

>Toutes les professionnels ont une tenue, costumes sombres et cravate de rigueur.

> Beaucoup de jeunes filles portent des minis jupes, certaines semblent sortir tout droit d’un manga par leur look recherché.


🏯 Osaka : pulsation moderne, cœur de samouraï


Après la poésie feutrée de Kyoto, ici tout vibre, scintille, s’agite. ⚡

Les enseignes clignotent, les odeurs de takoyaki flottent dans l’air, et les rues semblent ne jamais vouloir dormir.

Osaka, c’est une énergie directe, presque joyeusement chaotique.


Au milieu de cette ville électrique surgit une silhouette emblématique : le Château d'Osaka.



Majestueux, presque théâtral, avec ses toits verts et ses ornements dorés, il semble posé là comme un défi au temps.






Construit par Toyotomi Hideyoshi, l’unificateur du Japon, le château n’était pas qu’un symbole.

C’était une déclaration.

Des murs massifs, des douves imposantes, une position stratégique…



Tout ici parlait de puissance.

Et pourtant, il fut détruit, reconstruit, frappé par la foudre, puis relevé encore.

Un château qui refuse de disparaître.





Autour du château, le parc est respiration.







Au printemps, les cerisiers explosent en fleurs.

Les familles s’installent, rient, mangent… pendant que la forteresse veille en silence.

Contraste parfait :

la vie légère, face à une histoire lourde.

Des tambours sont mis à la disposition des amateurs pour une rapide initiation.





Le donjon abrite aujourd’hui un musée.









Armures, cartes, récits de batailles…

On y découvre l’ascension fulgurante de Hideyoshi, mais aussi la fragilité du pouvoir.

Et au sommet :

une vue panoramique sur Osaka





Comme si l’histoire prenait de la hauteur.


Au milieu d’une ville tournée vers l’avenir, il rappelle que chaque modernité repose sur des fondations anciennes.





Nous poursuivons par un super restaurant où nous nous régalons.




Promenade digestive en direction de

🦁 Namba Yasaka Shrine : le sanctuaire qui dévore le mal


Au sud d' Osaka, caché entre immeubles et rues animées, surgit un sanctuaire pas comme les autres : le Namba Yasaka Shrine.

Pas de torii interminables.

Pas de forêt mystique.

Ici, c’est un lion géant qui vous accueille.






Face à vous : une immense tête de lion (shishi), haute de plusieurs mètres.

Sa bouche ouverte n’est pas menaçante.

Elle est protectrice.

Selon la tradition, elle avale les mauvais esprits…

et, bonus non négligeable, elle est censée attirer la chance et la réussite.

Autant dire qu’on entre ici avec une certaine confiance 😄


Cette structure n’est pas qu’un symbole.

C’est une scène utilisée lors de festivals.

Imagine les tambours résonnant depuis l’intérieur de la gueule,

les chants, les costumes…

Le sanctuaire devient alors un véritable théâtre sacré.


Le charme du Namba Yasaka Shrine tient aussi à son environnement.

Autour :

des immeubles, du béton, la vie urbaine.

Et au milieu…

ce lion géant, immobile, presque surréaliste.

Osaka adore ces contrastes.

Et celui-ci est particulièrement savoureux.




Poursuite de la découverte d’Osaka par

🗼 Shinsekai & la “Tour Eiffel” d’Osaka

Dans Osaka, il existe un quartier qui semble avoir raté le train du futur… et qui s’en porte merveilleusement bien.

Bienvenue à Shinsekai, littéralement “Nouveau Monde”.

Un nom ambitieux pour un endroit délicieusement rétro.






Au centre trône la Tsūtenkaku.

Inspirée de la Tour Eiffel, cette tour est une version plus compacte, plus espiègle… presque caricaturale.

Elle ne cherche pas à impressionner.

Elle s’amuse.

De jour, elle semble sortie d’une vieille carte postale.

De nuit, elle s’illumine comme un jouet géant posé au milieu des néons.


Shinsekai, c’est :

Des enseignes gigantesques et un peu kitsch

Des restaurants de kushikatsu à chaque coin de rue





Une atmosphère populaire, vivante, sans filtre

Ici, Osaka montre son visage le plus brut.

Pas de polissage. Pas de mise en scène.





À l’extérieur de la tour, nous découvrons Billiken, un petit personnage souriant, porte-bonheur local.

On lui touche les pieds pour attirer la chance… et peut-être repartir avec un peu de l’esprit d’Osaka.


Karaoké, tir à l'arc, les rues débordent d’une ambiance festive,


 on est loin des rues commerçantes plus policées 






Retour vers Kyoto et notre hôtel pour une soirée libre.

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