lundi 20 avril 2026

Lundi 20 Avril 2026 - Nakasendo > Matsumoto

                        PHOTOS DU JOUR

Réveil matinal pour rejoindre la gare de Kyoto et monter dans le Shinkansen.


Heure de pointe, beaucoup de monde pour  prendre les transports en commun afin de rejoindre écoles, lycées ou lieux de travail, la couleur dominante est sombre.




Après un parcours en TGV nippon, nous changeons pour un train puis un bus pour arriver à Magome, le point de départ de notre randonnée du jour sur le  Nakasendō : la route qui murmure entre les montagnes

Quittons les néons et les temples pour suivre un fil ancien : le Nakasendō.

Une route de l’époque Edo (1603- 1868), reliant Kyoto à Tokyo, tissée de forêts, de cols et de villages figés dans le temps. Cet itinéraire de 533 kms était parcouru à l'époque en une vingtaine de jours.

Ici, on ne court pas.

On avance au rythme des pas… et des siècles.

🏘️ Magome : la porte du voyage

Perché sur une pente, Magome s’étire comme un décor de théâtre.

Nous y laissons nos sacs à dos qui seront transportés en véhicule jusqu'à l'arrivée.






Mais ici, rien n’est faux.

Les pavés, les maisons en bois, les roues à eau… tout respire l’authenticité.

On commence la marche doucement, presque avec respect.

Le sentier vers Tsumago est l’un des plus beaux du Japon.

Forêts de cèdres, avec des cryptomères superbes.






Petites cascades, le long de la rivière qui alimente en eau tous les villages traversés.

Clochettes pour éloigner les ours,  🐻 les attaques ne sont pas rares et quelques décès dus à des ours sont à  déplorer chaque année. Nous trouvons des cloches tout le long du parcours afin de signaler notre présence. Des clochettes tintent aussi au rythme du pas des randonneurs.

Le silence n’est jamais total…

il est vivant.

Nous nous arrêtons sur les coups de midi prés d'une maison du thé authentique.








Le jardin, avec ses cerisiers en fleurs bicolore de plus de 250 ans, est l'occasion de superbes clichés.

Nous reprenons le chemin des samouraïs pour atteindre Tsumago : intacte et intemporelle où le temps s’est arrêté net.










Aucun câble visible.

Aucune modernité intrusive.

On marche dans une époque révolue… qui refuse de disparaître.

Nous reprenons nos sacs à dos et partons en bus pour Nagiso.

Une gare simple, presque modeste.

Après la montagne, elle ressemble à un pont vers le présent.

Puis cap sur Matsumoto en train puis un bus nous attend afin de rejoindre notre ryokan, l'auberge traditionnelle japonaise.





Tatamis, futon, robe yukata, silence…

Un bain chaud (onsen) pour délier le corps,

un dîner kaiseki pour éveiller les sens, avec au menu :










Fougères marinées au shiso, pousses de bambou et fukus

Poisson mariné à la sauce Saikyo

Bourgeons de conque marinés aux fleurs de colza

Pousses de bambou et pousses de radis marinées à la sauce Taraku

Sushi à l'obaro de poisson annonciateur du printemps

I. Sashimi

Sashimi de thon en petits cubes, saumon de Shinshu

I. Plats couverts

Bourgeons de conque, assortiment d'accompagnements

Tofu et crevettes « Yokei-ten »

Pousses de fougère, riz de Hanno, wasabi frais

I. Assiette occidentale : boudin de cerisier, aspic de légumes de printemps

Canard rôti, crevettes colorées

~Sauce au miso~

I. Plat principal

Filet de bœuf cuit sur tuile

Accompagné de légumes grillés

I. Repas

Riz cuit au pot avec des pousses de renouée et des palourdes

I. Soupe

Soupe Yoshino à la pâte de riz ~ Pousses de morille, Ko-minato Yokei, fu en forme de fleur ~

I. Assiette de condiments

Assortiment de trois variétés

I. Dessert

Pudding aux cerises, mochi aux cerises

Fruits de saison

Que des découvertes de saveurs plus subtiles les unes que les autres.

La nuit tombe dans le ryokan.

Le papier des shoji filtre une lumière douce.

Dehors, la montagne.

Dedans, le silence.

Et pour la première fois depuis longtemps…

rien ne manque.

Nous nous glissons sous la couette du futon.

A demain.



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