mardi 21 avril 2026

Mardi 21 avril 2026 - Matsumoto : le château, visite et transfert vers Nagano


                      PHOTOS DU JOUR 


Réveil matinal et je profite de la présence des bains chauds pour en prendre un. 

Je suis avec une personne âgée et je reste dans une eau à 40 dg une quinzaine de minutes, un vrai bonheur, je perçois de mieux en mieux le style de vie des Japonais.


Un excellent petit déjeuner nous attend, nous remettons nos tenues traditionnelles de la veille pour nous y rendre.





Nous quittons cette excellente auberge, dont je garde l’adresse au cas où, pour la gare ferroviaire où nous laissons nos sacs à dos en consigne.





Nous partons pour la visite de Matsumoto : élégance noire au pied des Alpes japonaises

Dans la fraîcheur limpide de Matsumoto, entourée par les reliefs des Alpes japonaises, se dresse une silhouette qui semble sortie d’une estampe.

Le Château de Matsumoto.


Sombre, élégant, presque mystérieux.

🏯 Le “château du corbeau”

Contrairement aux châteaux blancs du Japon, celui-ci porte une armure noire.

On le surnomme “Karasu-jō” — le château du corbeau.

Ses ailes déployées semblent prêtes à s’élancer au-dessus des douves.

👉 Ce qui frappe :

Les lignes asymétriques

Les toits superposés

Les reflets parfaits dans l’eau calme

Un équilibre entre puissance et poésie.

🪜 À l’intérieur : brut et authentique

Dès l’entrée, le contraste est total.



Pas de luxe ostentatoire.

Juste du bois sombre, des poutres massives… et des escaliers redoutables.

Raides. Très raides.

Chaque étage raconte une fonction :

Défense avec des vitrines de présentation des premières armes à feu introduites par les Portugais et les Hollandais.





Observation

Commandement




On grimpe lentement, presque comme un samouraï en armure.

🌄 Au sommet : le regard du stratège

Tout en haut, la récompense.

Une vue panoramique sur Matsumoto et les montagnes au loin.



Le vent circule.

Le temps semble suspendu.

On comprend pourquoi ce lieu était stratégique… et pourquoi il reste fascinant.

🌸 Autour du château : une respiration

Le parc autour du Château de Matsumoto est une invitation à ralentir.

Les cerisiers enveloppent la forteresse.

Les montagnes sont encore enneigées.










Retour en ville pour un déjeuner de spécialités de porc panés.


Pour la digestion, une activité ludique, découverte du 🥁 Taiko : quand le rythme devient corps

Au Japon, le Taiko ne se joue pas…

il se vit.

Ce n’est pas seulement de la musique.

C’est une discipline, une respiration collective, une énergie qui traverse le corps et résonne dans le sol.

⚡ Le premier battement



Face au tambour, tu prends les baguettes (bachi).

Le silence s’installe.

Puis un premier coup.

Grave. Profond.

Comme un battement de cœur qui ne serait pas le tien.

Très vite, tu comprends :

ici, on ne frappe pas le tambour…

on dialogue avec lui.

Nous sommes initiés par 3 joueurs et joueuses expérimentés.


Le Taiko, c’est une chorégraphie autant qu’un son :

Posture ancrée

Mouvements amples

Regard concentré

Chaque geste compte.

Chaque frappe part du centre du corps.

On transpire. On respire fort.

On se sent vivant.


Dans un ensemble de Taiko, plusieurs instruments dialoguent :

O-daiko : le géant, profond et puissant

Chū-daiko : le cœur du rythme

Shime-daiko : plus aigu, précis, presque nerveux

Un orchestre où chaque battement a un rôle.


Autrefois lié aux rituels, aux temples et aux batailles, le Taiko est aujourd’hui un art de scène spectaculaire.

Des groupes comme Kodo ont porté cette pratique dans le monde entier.

Mais même dans un petit atelier…

la magie reste la même.


Le reste de l’après-midi est libre et nous déambulons tranquillement dans le quartier des grenouilles et ses nombreuses boutiques.







Retour à la gare pour prendre un express en direction de Nagano, siège des jeux olympiques d’hiver en 1998.






Demain, découverte de Nagano et de sa région 




lundi 20 avril 2026

Lundi 20 Avril 2026 - Nakasendo > Matsumoto

                        PHOTOS DU JOUR

Réveil matinal pour rejoindre la gare de Kyoto et monter dans le Shinkansen.


Heure de pointe, beaucoup de monde pour  prendre les transports en commun afin de rejoindre écoles, lycées ou lieux de travail, la couleur dominante est sombre.




Après un parcours en TGV nippon, nous changeons pour un train puis un bus pour arriver à Magome, le point de départ de notre randonnée du jour sur le  Nakasendō : la route qui murmure entre les montagnes

Quittons les néons et les temples pour suivre un fil ancien : le Nakasendō.

Une route de l’époque Edo (1603- 1868), reliant Kyoto à Tokyo, tissée de forêts, de cols et de villages figés dans le temps. Cet itinéraire de 533 kms était parcouru à l'époque en une vingtaine de jours.

Ici, on ne court pas.

On avance au rythme des pas… et des siècles.

🏘️ Magome : la porte du voyage

Perché sur une pente, Magome s’étire comme un décor de théâtre.

Nous y laissons nos sacs à dos qui seront transportés en véhicule jusqu'à l'arrivée.






Mais ici, rien n’est faux.

Les pavés, les maisons en bois, les roues à eau… tout respire l’authenticité.

On commence la marche doucement, presque avec respect.

Le sentier vers Tsumago est l’un des plus beaux du Japon.

Forêts de cèdres, avec des cryptomères superbes.






Petites cascades, le long de la rivière qui alimente en eau tous les villages traversés.

Clochettes pour éloigner les ours,  🐻 les attaques ne sont pas rares et quelques décès dus à des ours sont à  déplorer chaque année. Nous trouvons des cloches tout le long du parcours afin de signaler notre présence. Des clochettes tintent aussi au rythme du pas des randonneurs.

Le silence n’est jamais total…

il est vivant.

Nous nous arrêtons sur les coups de midi prés d'une maison du thé authentique.








Le jardin, avec ses cerisiers en fleurs bicolore de plus de 250 ans, est l'occasion de superbes clichés.

Nous reprenons le chemin des samouraïs pour atteindre Tsumago : intacte et intemporelle où le temps s’est arrêté net.










Aucun câble visible.

Aucune modernité intrusive.

On marche dans une époque révolue… qui refuse de disparaître.

Nous reprenons nos sacs à dos et partons en bus pour Nagiso.

Une gare simple, presque modeste.

Après la montagne, elle ressemble à un pont vers le présent.

Puis cap sur Matsumoto en train puis un bus nous attend afin de rejoindre notre ryokan, l'auberge traditionnelle japonaise.





Tatamis, futon, robe yukata, silence…

Un bain chaud (onsen) pour délier le corps,

un dîner kaiseki pour éveiller les sens, avec au menu :










Fougères marinées au shiso, pousses de bambou et fukus

Poisson mariné à la sauce Saikyo

Bourgeons de conque marinés aux fleurs de colza

Pousses de bambou et pousses de radis marinées à la sauce Taraku

Sushi à l'obaro de poisson annonciateur du printemps

I. Sashimi

Sashimi de thon en petits cubes, saumon de Shinshu

I. Plats couverts

Bourgeons de conque, assortiment d'accompagnements

Tofu et crevettes « Yokei-ten »

Pousses de fougère, riz de Hanno, wasabi frais

I. Assiette occidentale : boudin de cerisier, aspic de légumes de printemps

Canard rôti, crevettes colorées

~Sauce au miso~

I. Plat principal

Filet de bœuf cuit sur tuile

Accompagné de légumes grillés

I. Repas

Riz cuit au pot avec des pousses de renouée et des palourdes

I. Soupe

Soupe Yoshino à la pâte de riz ~ Pousses de morille, Ko-minato Yokei, fu en forme de fleur ~

I. Assiette de condiments

Assortiment de trois variétés

I. Dessert

Pudding aux cerises, mochi aux cerises

Fruits de saison

Que des découvertes de saveurs plus subtiles les unes que les autres.

La nuit tombe dans le ryokan.

Le papier des shoji filtre une lumière douce.

Dehors, la montagne.

Dedans, le silence.

Et pour la première fois depuis longtemps…

rien ne manque.

Nous nous glissons sous la couette du futon.

A demain.