Bonne nuit et excellent petit déjeuner, nous prenons ensuite la direction de la gare ferroviaire où nous laissons nos sacs à dos en consigne.
Puis nous montons dans un tramway jusqu'à l’Île 🌊 Enoshima : l’île entre vagues et légendes
Face à la côte de Kamakura, reliée au continent par une longue passerelle, Enoshima surgit comme une parenthèse maritime.
Un mélange de sanctuaires, de falaises, de ruelles animées… et de vents salés qui racontent des histoires anciennes.
⛩️ Le sanctuaire d’Enoshima : entre ciel et mer
Perché à flanc de colline, le Enoshima-jinja se mérite.
Escaliers, petites rues, boutiques…
On monte progressivement, accompagné par le bruit des vagues au loin.
Dédié à la déesse Benzaiten, liée à la musique, à l’eau et à la fortune, le lieu a quelque chose de doux… presque protecteur.
En haut de l’île, le regard s’ouvre.
L’océan s’étend à perte de vue,
et par temps clair… une silhouette apparaît.
Le Mont Fuji, posé à l’horizon, comme un mirage, nous fait l’offrande de sa présence.
Petit à petit, les nuages se lèvent et nous pouvons l’admirer dans toute sa splendeur .
Sur les hauteurs de Enoshima, là où le vent transporte le parfum de la mer, s’ouvre un lieu inattendu : le Samuel Cocking Garden.
Un jardin… mais pas comme les autres.
Créé à la fin du XIXe siècle par Samuel Cocking, ce jardin mêle influences occidentales et sensibilité japonaise.
À l’origine, une immense serre tropicale trônait ici.
Aujourd’hui, il en reste des traces… comme des souvenirs enfouis sous les fleurs.
Le charme du Samuel Cocking Garden tient à ses métamorphoses :
Parterres fleuris selon les saisons
Chemins ouverts sur l’océan
Coins tranquilles à l’abri du vent
Ce n’est pas un jardin figé.
C’est un jardin qui respire.
Juste à côté, la Enoshima Sea Candle veille.
Le contraste est saisissant :
la nature délicate du jardin,
et cette tour moderne qui observe l’horizon.
Deux époques, une même vue.
Entre deux sanctuaires, Enoshima reste vivante :
Snacks de fruits de mer grillés
Glaces, souvenirs, petites échoppes pour faire quelques emplettes.
Ambiance joyeuse et iodée
Un contraste parfait avec la dimension spirituelle du lieu.
Nous déjeunons sur le pouce, puis nous reprenons le tramway pour Le Bouddha de Kamakura : présence immobile, temps infini
Dans la douceur tranquille de Kamakura, le Daibutsu de Kamakura ne cherche pas à impressionner.
Il est simplement là.
Depuis 1252, sa construction a pris approximativement 10 ans.
Contrairement à d’autres statues abritées, ce Bouddha est exposé aux éléments.
Pluie, vent, soleil…
rien ne semble l’affecter.
Son visage reste calme, presque intemporel.
Ni sourire, ni gravité.
Juste une présence.
Autrefois protégé par un temple, il a vu son abri disparaître, emporté par des catastrophes naturelles.
Depuis, il est resté dehors.
Immobile.
Résilient.
Comme une leçon sans mots.
On peut même entrer à l’intérieur de la statue.
Un espace creux, simple, presque brut.
Un contraste total avec l’extérieur.
Comme si l’essentiel n’était pas visible.
Retour à pied jusqu'à la gare ferroviaire pour récupérer nos affaires.
Puis direction Tokyo..
Nous prenons ensuite la ligne verte, le RER local pour rejoindre le quartier de notre hôtel, Nippori.
L’ambiance est beaucoup plus speed en cette fin de semaine.
Nous récupérons nos bagages, bien arrivés à bon port et nous installons dans notre chambre pour la dernière ligne droite de notre séjour.
Pour le dîner, Arezki a choisi un restaurant de poissons essentiellement crus. Et c’est excellent, cette découverte culinaire des différentes régions du Japon restera comme un des points importants de notre voyage.
Dans le restaurant, vendredi soir oblige, il y a beaucoup d’ambiance et nous découvrons des Japonais très bruyants et volubiles, cela montre une autre vision du pays.
Retour à l’hôtel.
Demain, découverte de Tokyo.
































































