Excellente nuit de repos, après notre petit déjeuner, nous nous retrouvons pour un déplacement en métro puis train pour⛩️ Fushimi Inari Taisha : la montagne aux dix mille Toris
Au sud de Kyoto, le Fushimi Inari Taisha n’est pas un simple sanctuaire.
C’est une ascension intérieure déguisée en promenade.
Des pelerins tout de blanc vêtus organisent une procession tout en couleur.
🔥 Les torii : un passage après l’autre
Des milliers de portiques vermillon s’enchaînent, serrés, presque hypnotiques.
Chaque torii est un don.
Chaque passage est une transition.
On entre…
on avance…
et sans s’en rendre compte, on laisse quelque chose derrière soi.
Partout, des statues de renards.
Les renard ne sont pas de simples gardiens.
Ce sont les messagers du dieu Inari, lié au riz, à la prospérité et aux affaires.
Certains tiennent une clé, d’autres un rouleau…
comme s’ils protégeaient des secrets invisibles.
Le sanctuaire s’étend sur toute une montagne.
Les premières allées sont animées
Puis peu à peu… le calme s’installe
Enfin, presque seuls, quelques marcheurs poursuivent l’ascension
Plus tu montes, plus Kyoto s’éloigne.
Plus tu descends en toi.
Le vrai trésor est dans le chemin :
les pauses, les regards en arrière, la lumière qui change.
Tu t’arrêtes au milieu des torii.
Derrière toi, Kyoto.
Devant toi, la montagne.
Et pendant un instant…
tu n’es plus tout à fait le même qu’en entrant.
Accueillis dans la gargote de la grand-mère, nous dégustons quelques glaces et boissons de la montagne, au riz.
Retour en train jusqu'à la 🚉 Gare de Kyoto : la cathédrale du mouvement
Au cœur de Kyoto, la Gare de Kyoto surgit comme une rupture.
Après temples et jardins, voici le verre, l’acier, les lignes tendues vers le ciel.
Un vaisseau urbain posé dans une ville de traditions.
Inaugurée en 1997, la gare est l’œuvre de Hiroshi Hara.
Un immense atrium, des passerelles suspendues, des escaliers qui semblent défier la gravité…
Ici, tout est vertical, ouvert, presque futuriste.
Certains la trouvent déroutante.
D’autres fascinante.
Elle ne laisse personne indifférent.
La gare n’est pas qu’un lieu de passage.
C’est un monde entier :
Centres commerciaux
Restaurants à tous les étages
Cinéma, hôtels, galeries
On peut s’y perdre… et c’est presque le but.
Nous parvenons à faire un choix difficile en raison du nombre important de restaurants et la multitude des plats proposés, finalement, ce sera soupe miso et porc pané au menu pour un prix dérisoire.
Nous prenons ensuite un bus qui nous emmène directement au🌙 Pavillon d’Argent : la beauté qui ne brille pas.
À l’est de Kyoto, niché au pied des collines d’Higashiyama, le Ginkaku-ji cultive un paradoxe délicieux.
Il s’appelle Pavillon d’Argent…
et pourtant, il ne brille pas.
Construit au XVe siècle par Ashikaga Yoshimasa, le pavillon devait à l’origine être recouvert d’argent.
Cela n’a jamais été fait.
Et c’est peut-être ce qui le rend si fascinant.
Pas d’éclat ostentatoire.
Juste du bois patiné, sobre, presque silencieux.
Autour du pavillon, le jardin est une composition minutieuse :
Un tapis de mousse d’un vert profond
Des chemins qui serpentent doucement
Et surtout… un cône de sable parfaitement sculpté
Ce dernier, appelé “mer de sable d’argent”, capte la lumière de la lune.
Un paysage minimaliste… presque abstrait.
Le parcours nous emmène progressivement en hauteur.
À chaque tournant, une nouvelle perspective.
Un nouvel équilibre entre ombre et lumière.
Et en haut…
une vue apaisante sur Kyoto, comme une respiration après la marche.
Un peu plus loin, nous empruntons 🌸 Le Chemin de la Philosophie : marcher entre deux pensées
Entre le Ginkaku-ji et le Nanzen-ji s’étire un sentier discret, presque secret : le Chemin de la Philosophie.
Un simple canal, un chemin de pierre…et pourtant, une expérience entière.
Ce chemin doit son nom à Nishida Kitarō, qui venait y méditer.Et on comprend pourquoi.Le rythme ralentit naturellement.
Les pas deviennent réguliers.
Les pensées s’ordonnent… ou s’échappent.
Une feuille tombe dans le canal.
Elle dérive lentement.
Nous la regardons passer.
Et pendant quelques secondes…
Nous oublions où nous allions.
Retour à la réalité, nous reprenons un bus pour rejoindre l’hôtel, il y a beaucoup de monde partout sur les trottoirs, de nombreux kimonos se déplacent gracieusement juchés sur leurs sandales de bois.
Ce soir, nous préparons de nouveau nos valises pour la prochaine étape.
Après l’effervescence kyotoïte, nous partons demain pour la montagne.





































































Si je te dis que ce sont de belles photos, que c'est magnifique, merci de nous faire voyager en votre compagnie, tu vas dire que je me répète. Néanmoins c'est vrai 😂😂 je vous suis au quotidien. Un grand merci. Bisous 😘😘
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