mardi 19 mars 2013


Mardi 19 mars : Déplacement vers l’ile de Siquijor

Parcours du Jour : 34 kilomètres


Bonne nuit et ce matin, lorsque nous sortons de l’hôtel pour prendre notre petit-déjeuner, il pleut des cordes pendant un bon quart d’heure. Du coup, nous prenons une moto tricycle pour nous rendre en bord de mer. Le ciel se dégage et nous rentrons avec le soleil jusqu’à l’hôtel. La grande salle de spectacle est aménagée pour une remise de diplômes qui aura lieu dans l’après-midi.  Le temps de terminer de préparer les sacs à dos et nous reprenons un tricycle pour le port. Nous prenons des billets pour le premier bateau en partance. Nous sommes les derniers de la liste. Une demi-heure avant le départ, c’est la bousculade pour monter à bord, car le bateau tangue beaucoup. Nous nous retrouvons en bas et à l’avant. A 10h, nous prenons la mer de Bohol. Le bateau avance rapidement et des paquets de mer sont projetés sur les cotés. Les locaux s’assoupissent comme à chaque fois qu’il y a un trajet à faire. Un grain nous tombe dessus à mi-parcours. Et au bout d’une heure, nous arrivons au port de Siquijor, sous le soleil. La marée est basse et les couleurs de l’eau sont magnifiques. Nouveau tricycle pour rejoindre la Villa Marmarina, tenue par des japonais. L’endroit est très sympathique en bord de plage. Notre bungalow, avec une petite mezzanine, a tout le confort requis. De la terrasse, nous avons vue sur la mer. Nous allons déjeuner au restaurant de calamars et poissons. Nous buvons un jus de kalamunggay, les feuilles d’un petit arbre magique qui a, soit disant,  toute les vertus pour un corps sain. Puis, séance bronzage dans des hamacs rigides en bambou. Un vrai bonheur. Nous allons nous baigner dans une eau chaude sur fond de sable et posidonies.  Un curieux lézard vert descend le long du tronc d’un cocotier. Petite promenade le long de la plage, sortis de la zone aménagée, tout est un peu en vrac, des maisons détruites, des bois flottés et des noix de coco un peu partout, tout cela dû aux typhons et aux tsunamis. Retour au bungalow pour une bonne douche. Nous dinons au restaurant.
Demain, découverte du tour de l’ile en moto de location.

lundi 18 mars 2013


Lundi 18 mars : Visite du parc national des Twin Lakes

Parcours du Jour : 64 kilomètres


Bonne nuit grâce aux bouchons antibruit. Nous partons équipés pour la journée, en direction du boulevard en bord de mer, pour y prendre un petit-déjeuner. Puis, nous cherchons un peu la route principale qui mène avec les jeepneys vers San José. Nous trouvons une fourgonnette avec banquettes et quittons Dumaguete. Il fait beau et la mer de Bohol est chatoyante. Peu avant la bifurcation vers le parc national, nous sommes suivis, comme par hasard,  par 2 motos. Le conducteur de la fourgonnette s’arrête et nous montons sur les 2 motos pour les 14 prochains kilomètres en direction de la montagne. La route bétonnée fait rapidement place à une piste caillouteuse où nous rebondissons. Mais nos pilotes sont prudents et nous avançons dans un paysage superbe de verdure et de forêts. Nous traversons des champs de cannes à sucre, une des principales productions de l’ile de Négros. Le long de la piste, des buffles prennent des bains de boue. Nous nous arrêtons dans un village pour prendre un litre d’essence. Nous longeons ensuite de beaux à-pics dans des cocoteraies. A l’entrée du parc, nous nous arrêtons pour payer le droit de passage. Le site est bien aménagé, quelques chevaux sont au bord d’un petit lac. Une maquette en 3D montre les 2 lacs situés en haut d’une belle montée. Dans le parc national se trouve ces lacs de cratère jumeaux Balinsasayao et Danao. La région est couverte de forêts vierges. Nous croisons un petit serpent noir en bord de route. Nous quittons nos motos pour descendre le long d’un beau sentier aménagé avec des pierres couvertes de mousse. Arrivés au bord du premier lac, nous nous apercevons que les pluies l’ont fait déborder. Les rives sont couvertes de fleurs et de daturas. Nous nous engageons sur un autre sentier toujours aussi bien aménagé pour rejoindre un point de vue sur le col entre les 2 lacs. Un homme nous dépasse avec sa petite fille sur les épaules, il rejoint son village à 3 heures de marche. L’endroit est calme et rempli de sérénité. Du haut des nuages nous avons l’impression d’être observés. Nous rebroussons chemin et un beau soleil fait son apparition. Un scarabée fait le beau pour la photo. Nous remontons jusqu’au parking et buvons un pot au restaurant qui s’y trouve. Nous enfourchons de nouveau les motos et redescendons vers le rivage. Les paysages sont superbes avec la vue sur l’ile de Cebu, juste en face. Des buffles boueux se sèchent au soleil. Dans le village, les femmes discutent abritées par leur parapluie faisant fonction de parasoleil. Nous longeons la route côtière jusqu’à Sibulan où nous quittons nos 2 pilotes. Nous prenons une fourgonnette qui nous ramène à Damaguete. Dans les écoles, c’est grosse effervescence, car avec la fin de l’année scolaire, c’est la semaine des remises de diplômes. Même dans les écoles élémentaires les enfants portent une toge et une coiffe. A coté de Nange, 3 enfants s’amusent et rient comme des petits fous, en nous regardant.  Nous nous arrêtons au Casablanca pour déjeuner, car cette sortie nous a donné faim. Retour à la chambre pour une bonne sieste et nous ressortons en fin d’après-midi, pour visiter le marché de la ville. On y trouve de tout, des légumes, des fleurs, du riz Couguar (je n’ai pas gouté). Les étals de poissons sont pleins. Les couleurs sont superbes, l’odeur aussi. Nous rentrons à l’hôtel, mais ratons le coucher du soleil de peu. Un petit tour vers les distributeurs de billets pour refaire un peu le plein de liquidité et nous rentrons.
Demain, déplacement en ferry vers l’ile de Siquijor.

dimanche 17 mars 2013


Dimanche 17 mars : Déplacement vers Dumagete, Ile de Négros

Parcours du jour : 89 kilomètres


Décidément, on dort très bien, ici. Encore un excellent petit-déjeuner et nous quittons à regrets nos hôtes, Hermann et Elisabeth. Un motocycle se charge de nos sacs et nous grimpons la belle pente à pieds. Et nous rejoignons l’arrêt des bus Ceres. Un coq de combat vient juste de prendre sa douche. Un jeune couple demande pour être pris en photos. Par chance, à peine un quart d’heure plus tard, un bus Aircon nous prend en charge, directement vers Dumagete. Nous roulons le long de la route côtière qui va nous emmener vers Lilo-An, la ville portuaire de Cebu. Nous traversons des villages en fête. Beaucoup de monde dans les rues, en ce dimanche. Même le parking, vide hier, de la plage de George est rempli de voitures. Arrivés à destination, nous attendons l’arrivée du ferry, pour changer d’île. Nous embarquons avec le bus, mais devons le quitter le temps de la traversée. Nous montons  nous asseoir sur des bancs en plastique. Amarres larguées, nous traversons le détroit. Beaucoup de courant entre les iles. Nous débarquons à San José et prenons la route vers Dumagete « il faut prononcer Dumageti ». Ville de 117.00 habitants, c’est la capitale provinciale de l’ile de Négros. Nous parvenons au terminal du bus et montons dans une moto tricycle. Le conducteur a son frère qui travaille en France à Beauvais. C’est d’ailleurs écrit sur la moto. Nous trouvons une chambre agréable à l’hôtel Palwa. Le temps de mettre le blog à jour et nous ressortons pour explorer cette ville. Beaucoup de commerces sont fermés en ce dimanche. Mais, les quelques magasins ouverts sont pris d’assaut. Une grande tour construite en pavés de corail a des statues de la vierge, objets de la ferveur populaire. Il est 15 h, mais, la cathédrale est bondée. Nous traversons le parc Rizal et arrivons sur le grand boulevard qui borde la mer. Beaucoup d’animation, malgré la chaleur. Un monument retrace le débarquement des sœurs de St Paul de Chartres en 1904. Nous rentrons dans une pâtisserie. Beaucoup de gâteaux à thèmes, car c’est la fin des études scolaires et universitaires, les vacances débutent la semaine prochaine pour 2 mois. Nous allons nous attabler sur la terrasse du Casablanca, un restaurant coté de l’avenue. Nous profitons du spectacle de la rue. La chaleur tombant, de plus en plus de monde arrive sur le boulevard. Des stands s’installent pour la soirée. Des jeunes filles se font photographier, je joue au paparazzi.  Retour vers l’hôtel en fin d’après-midi. Le parc Rizal sert de terrain de foot. Un atelier sur le trottoir répare les pneus crevés avec une vulcanisation à chaud. Nous ressortons vers 19h, pour diner dans un restaurant italien.
Demain, nous continuons la visite de Dumagete.

Samedi 16 mars : Nage avec les requins-baleines

Parcours du jour : 68 kilomètres


Excellente nuit sous notre ventilateur. Je me lève à 5h00, car je tiens à profiter du lever de soleil au large sur l’ile de Bohol. Et je ne suis pas déçu. Quelques pirogues partent en mer dans la pénombre. Le lever est majestueux. Tout comme le petit déjeuner servi par notre hôtesse, Elisabeth. Puis, à 7h, nous partons pour notre rendez-vous, pris la veille.  Contrairement à ce que nous pensions, ce n’est pas un tricycle mais juste une moto- taxi, appelée habal-habal  ce qui signifie « cochon qui copule » car on peut être jusqu’à 4 , nous ne seront que 3 !!  Le pilote est prudent, pour pouvoir conduire, il est assis sur un ballon de basket-ball. Et nous roulons le long de la côte, plein sud vers Oslob. En fait, c’est bien après Oslob que nous trouvons la plage où il y a des requins-baleines. Nous choisissons la plage de George, un bon présage. Je me change, masque et appareil étanche pour moi, Nange prendra les photos de la pirogue. La mise à l’eau est humide, heureusement que nous avions protégé l’appareil photo dans du plastique. Une fois la houle franchie, nous faisons une centaine de mètres, pour une autre plage où nous débarquons afin d’écouter un petit briefing officiel sur l’attitude à avoir avec les requins-baleines. Nous réembarquons dans notre pirogue. Toujours de la houle et nous nous éloignons d’une centaine de mètres de la plage. Et là, ils sont là. 5 bébés requins baleines, faisant entre 5 et 10 mètres de long.  Ils sont nourris par des pêcheurs, ce qui explique leur présence aussi prés de la côte. Nous nous mettons à coté d’un nourrisseur et je me mets à l’eau. C’est splendide. Le requin est à quelques centimètres de moi, il absorbe comme un siphon l’eau à la surface avec des poignées de nourriture. Il danse presque à la verticale. Des dizaines d’autres poissons viennent bénéficier du festin. Sous la coque de la pirogue, des requins passent silencieusement. Ce moment magique dure une bonne demi-heure. Puis, nous retournons à notre plage, l’arrivée en surf sur une vague remplit d’un coup la pirogue. Nange en est quitte pour être bien trempée. Je me change et je discute ensuite avec George, le propriétaire de la plage. Depuis une dizaine d’années, les bébés requins viennent passer une partie de l’année dans ces eaux. Il y a plusieurs groupes différents, qui partent au large, puis sont remplacés. La couleur de leur peau grise montre bien que ce sont des jeunes. Les adultes sont noirs et mesurent entre 20 et 30 mètres.  Nous enfourchons la moto et rentrons doucement vers Alcoy. Nous nous arrêtons devant une pâtisserie pour faire le plein de viennoiseries. A l’occasion de la San José, des villageois sont en train de tuer un gros cochon sur le bord de la route. Arrivés au portail du Mieli Beach Resort, nous remercions notre jeune pilote. Nous allons nous détendre dans la piscine pendant une petite heure, avant de rentrer juste avant le coup de soleil. Un petit repas de gâteaux et une bonne sieste met notre corps au repos. Nous allons ensuite nous promener dans le jardin et en bord de plage. Des centaines de bernard-l’ermite courent sur la grève. Cet endroit aspire au calme et à la tranquillité. D’ailleurs, il est complet durant les mois de décembre et janvier, avec une clientèle de suisses âgés venant fuir les frimas de l’hiver en Europe. Après, de nouveau, une petite escapade dans la piscine, nous dinons toujours sur notre terrasse. Ce petit arrêt non prévu dans notre programme aura été des plus bénéfiques.
Demain, nous reprenons la route pour Dumagete, sur l’ile de Negros.

Vendredi 15 mars : Déplacement vers Alcoy

Un Joyeux Anniversaire à Papy Pierrot et à Grande Hélène

Parcours du Jour : 104 kilomètres


Bonne nuit. Petit-déjeuner toujours aussi sympathique  au MayFlowerInn. Et nous reprenons la route, enfin, surtout un taxi qui nous emmène au terminal sud des bus. Là, nous trouvons un bus local qui passe par Alcoy. Au bout d’une petite demi-heure d’attente, nous quittons le terminal. Les fenêtres sont grandes ouvertes et la sono à fond. Nous traversons la banlieue de Cebu, puis traversons plusieurs villes. Au bout de 3 heures de route, le bus nous largue en rase campagne. Nous avons réservé sur le net au Mieli Beach Resort, mais, personne ne connait. Nous trouvons un motocycle qui nous ramène 4 kilomètres en arrière. Notre pilote se renseigne plusieurs fois et nous finissons par trouver notre destination, chemin caillouteux  et belle descente. L’endroit est aux normes suisses, superbement arboré, le bungalow est grand et très bien agencé, un petit paradis au bout du monde. Sans climatisation, les grandes fenêtres ventilent doucement l’intérieur aidé par un ventilateur. Il y a même une grande piscine. Nous faisons le tour des lieux, puis, passons l’après-midi dans la piscine qui est à 34°. Nous discutons avec Hermann, le propriétaire des lieux, qui à 78 ans se donne beaucoup pour que tout soit impeccable. Nous commandons notre diner que nous prenons en tête à tête sur notre terrasse. La cuisinière est remarquable, digne de grandes tables. Blancs de poulet, avec petites légumes et pommes de terre vapeur, le tout accompagné d’une succulente sauce aux champignons et épices. Si ça continue, nous allons finir par reprendre du poids.
Demain, nous allons en motocyclette jusqu’à Oslob pour voir les requins baleines.

jeudi 14 mars 2013


Jeudi 14 mars : Visite de Ayala center

Joyeux Anniversaire à notre Galiane , 7 ans

Parcours du Jour : 8 kilomètres


Excellente nuit au calme. Petit déjeuner  philippin pour moi et pancake pour Nange. En face de la chambre, une installation précaire se met en place pour nettoyer les vitres de l’immeuble. Nous allons ensuite à pied jusqu’à la place Fuente Osmena, où se trouve une agence Cebu Pacific Airlines. Pour rentrer dans tous les magasins, il faut passer sous un portique de sécurité, puis, avoir les sacs fouillés ainsi qu’une palpation. Moi, j’aime bien, car à chaque fois, je choisis une vigile et j’ai droit à une caresse sur les fesses. Nange est frustrée, car elle n’a pas droit à la palpation. Nous y réservons notre vol pour Manille du 11 avril. Nange passe derrière le comptoir et joue à l’hôtesse de l’air. Puis, nous retournons à l’hôtel. Des marchands ambulants vendent du jacquier.  L’un d’eux me propose du viagra, mais, je lui explique que je n’en n’ai pas besoin ! Des gâteaux de la Forêt noire sont vendus dans une pâtisserie. Le temps de remettre à l’abri passeports et carte Visa, nous repartons à pied en direction de l’Ayala center, un immense centre commercial, équivalent à celui de la Défense à Paris. On trouve de tout et aux mêmes prix, voir plus que chez nous. Des magasins de sports de toutes les marques. Beaucoup d’occidentaux d’un certain âge aux bras de jeunes philippines, certains même avec des bébés sur les bras. Nous déjeunons dans un Pizza Hut. Pour le dessert, chamalows, bananes, mangues dans du chocolat chaud, miam, je ne vous dis que ça. Nous poursuivons notre déambulation. Une partie du magasin est consacrée uniquement aux  salles de jeux. Nous rentrons en taxi, car il fait très chaud maintenant. Nous passons le reste de l’après-midi sur Internet à réserver la suite de notre voyage sur l’île de Cebu.

Demain, déplacement vers Alcoy en bord de mer.

mercredi 13 mars 2013


Mercredi 13 mars : Déplacement vers Cebu City

Parcours du Jour : 124 kilomètres


Bonne nuit et ce matin, peu d’animation sur la route principale. Nange va acheter des viennoiseries à la boulangerie juste en face. Nous mettons les sacs à dos et c’est sous un beau soleil que nous allons jusqu’à l’embarcadère. Nous subissons une fouille en règle. Un labrador noir vient même renifler nos sacs à la recherche de substances illicites. Le catamaran arrive et nous montons à bord. Les fauteuils sont agréables, mais, notre vitre est complètement rayée. Impossible de voir au travers. Je m’exile dans la classe business pour une partie de la traversée. Nous quittons Ormoc en avance et longeons des iles aux plages de sable blanc. Des poissons volants et de gros poissons indéterminés nagent à coté du bateau. Nous mettons 2 heures pour rejoindre le port de Cebu City, ville de 800.000 habitants et capitale de l’île de Cebu. C’est la ville la plus ancienne des Philippines. C’est ici que Magellan débarqua en 1521. Ce fut la première colonie espagnole, 7 ans avant Manille. Nous débarquons et prenons un taxi qui nous emmène vers le May Flower Inn, où nous avons réservé. L’hôtel est charmant et nous nous y installons, avant d’aller découvrir un superbe jardin attenant au restaurant.  Nous déjeunons  d’excellents  Pancit canton et de jus frais de calamansi, des petits citrons verts. Comme il fait beau, nous prenons un taxi et allons visiter la basilique Minore Del Santo Nino. Cette église, la plus vielle des Philippines a été fondée en 1565 et détruite 3 fois par des incendies. Une procession incessante de fidèles vient vénérer une représentation flamande de l’Enfant Jésus, qui est miraculeuse pour avoir survécu à tous les incendies. Un beau patio verdoyant est sur le coté de la cathédrale. Des bougies brûlent à l’extérieur de l’église. Un peu plus loin, nous trouvons la croix de Magellan, héritage catholique qui se trouve sous une rotonde en pierre. Elle contiendrait des vestiges de la croix originelle plantée en 1521. Magellan fut tué quelques semaines après par Lapu-Lapu, un chef guerrier. Il fait toujours aussi beau et chaud et nous rentrons à pied jusqu’à notre hôtel, en profitant du spectacle des rues. Des rémouleurs affutent couteaux et coupe ongles. Des ateliers sur le trottoir réparent des montres et autres téléphones portables. Nous faisons les magasins et marchons à l’ombre. Le quartier des universités est en effervescence, car c’est le résultat des examens qui sont affichés sur les murs. Nous nous arrêtons pour boire à un Mac Do, des Mac Float, du coca avec de la glace à la vanille et du chocolat fondant. Ca désaltère ! Nous continuons le long de la grande avenue, en alternant entre ombre et clim des magasins. Arrivés à destination, nous faisons une petite sieste de récupération. Nous prenons un pot sur la terrasse du restaurant.

Demain, poursuite de la visite de Cebu City.
                                                            

mardi 12 mars 2013


Mardi 12 mars : Déplacement en direction d’Ormoc

 Parcours du Jour : 105 kilomètres


Bonne nuit et nous quittons l’hôtel, après un excellent petit-déjeuner américain. Un motocycle nous emmène jusqu'au terminal des vans Grands Tours. Le conducteur est sympathique et nous discutons avec lui. Il est fier d’être le propriétaire de sa moto. Nous prenons ensuite nos places pour Ormoc. Nous quittons la ville vers 9h30, dans un embouteillage extraordinaire. Puis, nous roulons vers le nord, car la route contourne la chaine de montagnes qui coupe l’ile de Leyte. Un orage s’abat sur la région. Les rizières déversent des torrents de boue. La route est complètement défoncée et malgré les travaux entrepris de réfection des voies et des ponts, nous sommes un peu shakerisés. Puis, le soleil revient. A partir du nord de l’ile, les paysages changent et nous nous retrouvons dans des champs de cannes à sucre. C’est la récolte et parmi les camions, de vieux GMC  servent de transport pour les cannes coupées. Des champs d’ananas, un peu partout. Nous passons la borne  1000 kilomètres depuis Manille. Nous arrivons à Ormoc à 12 heures. Nous nous faisons arrêter devant l’IalLodge et nous prenons une chambre pour la nuit à venir. Puis, nous allons en direction du port, tout proche. De superbes ananas sont en vente. Un tour à l’office du tourisme et nous prenons nos billets pour demain matin.  Puis, balade le long de la promenade en bord de mer. Nous cherchons un restaurant indiqué par le guide, mais il a disparu. Nous nous reportons sur un restaurant en bord de mer. Les bateaux rapides qui viennent de l’ile voisine de Cebu arrivent au port. Des dockers déchargent un bateau sur le port. Nous continuons à nous promener entre 2 averses. Ormoc a été victime d’un torrent de boue en 1991, qui a fait d’énormes dégâts et des centaines de victimes. Depuis, de gros travaux de canalisation ont été entrepris. Nous arrêtons pour acheter de l’ananas qui est succulent. Même le cœur est tendre et se mange. Un gros orage nous fait nous replier dans notre chambre. La nuit tombe doucement et il y a toujours autant de monde à l’extérieur.

Demain, nous prenons en début de matinée, un bateau rapide pour rejoindre l’île voisine de Cebu.



Lundi 11 mars : Visite de Tacloban

Parcours du Jour : 9 kilomètres



Bonne nuit et ce matin, grand bleu, copieux petit déjeuner américain au restaurant de l’hôtel. Nous allons ensuite à l’office du tourisme pour l’expédition vers Basey. Mais l’office est fermé et nous apprenons que le parc est aussi fermé suite aux inondations et aux orages. Donc, nous partons vers l’église de Tacloban. Toujours du monde à l’intérieur  qui est ouvert sur les cotés pour une meilleure ventilation. Dans une petite crypte, des statues dont celle de l’enfant de Tacloban. Nous continuons en direction de la baie sous un beau soleil. Des jeunes garçons jouent sur le trottoir avec une boite de conserve. Il faut qu’elle retombe sur un des 2 couvercles pour pouvoir la relancer. L’emblème de la cité a une date intéressante. Nous continuons dans le parc Baluyan. Des stèles et une statue mise en place par les japonais, qui n’ont pas laissés que des bons souvenirs. Nous poursuivons par une statue du christ en croix. Elle est en cours de restauration pour la semaine sainte à venir. Nous coupons par la mairie de la ville, qui s’associe au mois de la femme. Nous poursuivons en direction de la villa Price Mansion, une grande maison coloniale des années 1910,  qui servit de quartier général aux américains au moment de leur débarquement en 1944. 2 salles sont consacrées à l’événement ainsi qu’au général Douglas Mac Arthur, le libérateur des Philippines. Il fait très chaud, mais, nous n’allons pas nous plaindre. Les rues sont sillonnées par des centaines de motocycles qui se suivent colonne par une. C’est le principal moyen de locomotion dans la ville. Vers 13h, nous allons déjeuner à la librairie Libro, qui sert aussi d’excellents paninis et des gâteaux au chocolat. Assis derrière la vitrine, nous regardons les habitants se déplacer en nombre. Une petite échoppe en face de nous, vend de l’eau glacée et des cigarettes à l’unité. Nous rentrons tranquillement à l’hôtel. Une pâtisserie crée des gâteaux à l’occasion des remises de diplômes qui ont lieu en ce moment. Nous restons une partie de l’après-midi au frais dans notre chambre. Pour le diner, nous allons au restaurant de l’hôtel.

 Demain, nous reprenons la route en direction d’Ormoc sur la cote opposée de l’ile de Leyte.


dimanche 10 mars 2013


Dimanche 10 mars : Déplacement vers Tacloban, Ile de Leyte

Parcours du Jour : 114 kilomètres



Bonne nuit, et ce matin, mauvaise surprise, pas d’eau. Hier soir, j’avais mis, sous une fuite de la douche, le récipient qu’utilise les philippins pour se doucher à l’aide d’une casserole en plastique. Comme ce matin, il est plein, je peux néanmoins prendre une douche locale. Le petit déjeuner est à base de riz, saucisses, pizzas et boules de pain. Nous commençons de plus en plus à prendre l’habitude de ces petits déjeuners au riz. Base de la nourriture, les locaux en mangent à tous les repas. Nous remettons nos sacs au dos et arrivons à 7h55 à la petite gare routière des vans. Le notre doit partir à 8h30. Mais, nous partons finalement aussitôt. Beaucoup de circulation et il tombe un petit crachin très breton. Malgré la pluie, il y a toujours du monde sur les toits des jeepneys. Nous traversons de nombreux villages. Il y a même parfois un marché. Lorsque le sol est plat, ce sont des rizières. Puis, nous grimpons dans des collines te le paysage devient très vallonné. Les bananiers, ananas et autres fruits et légumes sont superbes. Certains villages n’ont plus de tricycles, mais des motos au curieux toit de protection. Le riz est entrain d’être récolté, pour éviter la concurrence des oiseaux des épouvantails ou des banderoles de tissus sont mis dans les champs. Nous quittons l’ile de Samar pour atteindre l’le de Leyte, par un grand pont métallique. Arrivés à la petite gare routière de Tacloban, capitale de l’ile, nous prenons un motocycle pour l’hôtel Alejandro.  Tacloban, 200.000 habitants est connu sur le plan historique pour être l’endroit du débarquement du Général Mac Arthur en octobre 1944, suite à sa promesse «Je reviendrai ». Après nous être installés dans une chambre correcte, nous prenons un motocycle et allons en bord de mer au restaurant San Pedro Bay. Celui-ci est sur pilotis et nous y déjeunons d’excellents cocktails, calamars et gambas. Le ciel nous adresse un grand sourire. Un petit tour en ville et nous passons devant le capitole avec des bas-reliefs représentant d’un coté les conquistadors espagnols et de l’autre, le débarquement américain. Curieux parallèle. Comme toujours, du monde au marché, où l’on trouve de tout en quantité. Nous achetons 2 glaces dans une pâtisserie aux gâteaux à la crème d’aspect succulent.  Nous rentrons à notre hôtel, qui est bâti autour de la villa coloniale d’Alejandro Montejo, datant de 1930. A l’intérieur, c’est un petit musée retraçant l’histoire locale et la 2 °guerre mondiale à Tacloban contre les japonais. Sur la terrasse, une petite piscine n’attend que le soleil pour être très agréable. Nous dinons au restaurant de l’hôtel de nems.

Demain, nous irons visiter le parc national de Basey.

samedi 9 mars 2013


Samedi 09 mars : Déplacement vers Catbalogan

Parcours du Jour : 172 kilomètres


Ce matin, cela va mieux, il pleut toujours, mais la tempête s’est éloignée. Nous allons au terminal des minibus et partons rapidement vers Calbayog. Les traces de la tempête sont encore bien visibles, arbres arrachés et cours d’eau en furie. Nous traversons des villages, où les tombes du cimetière sont protégées par des toits  en paille. L’ile est beaucoup moins riche que celle de Luzon. Les cases sont presque toutes en bambous. La corvée d’eau, dans des jerrycans en plastique noirs, incombent aux enfants. Devant chaque maison, un chariot construit de bric et de broc pour transporter des jerrycans ou autres. Il n’y a que des rizières et du copra. Le long de la mer, un peuple de pécheurs. Nous  arrivons à Calbayog, un changement de mini van et nous sommes repartis pour la destination suivante. Nous décidons d’acheter une place supplémentaire pour nos sacs à dos, pour ne plus les avoir sur les genoux. Le conducteur connait bien la route et nous arrivons en fin de matinée à Catbalogan. Le temps s’améliore et nous trouvons une chambre à la Summer’s Garden Pension. Nous discutons avec la propriétaire âgée de 80 ans. Nous prenons ensuite un tricycle à mollets pour trouver un restaurant, qui est fermé. Nous nous replions sur un Jolibee, la version philippine des Mac Do. Puis, sieste et récupération, le temps est mitigé. Le coucher de soleil sur la mer des Philippines est splendide, les nuages prennent toutes les teintes possibles. Nous ressortons, nuit tombée, un office est donné à l’église de San Bartilomewe. Une belle reproduction de la grotte de Lourdes sera la dernière photo de l’appareil de Nange qui rend l’âme. Nous nous promenons au milieu des échoppes de nuit. Puis, retour à la chambre.

Demain, nous poursuivons en direction de l’ile de Leyte.


Vendredi 08 mars : Déplacement vers Atten sur l’île de Samar

Joyeux Anniversaire, Jackie !!!

Parcours du Jour : 290 kilomètres


Bonne nuit, nous nous réveillons de bonne heure, le petit déjeuner est de type philippin = riz, poulet. Nous allons allégrement jusqu’à la gare des mini vans. Avec nos sacs à dos, nous attendons le second de manière à pouvoir les placer devant nous. Un petit crachin nous accompagne et nous avançons rapidement vers Legazpi. Cette ville est au pied du mont Mayon, site emblématique des Philippines qui culmine à 2462 mètres. Il a la particularité d’être sous la forme d’un cône parfait. Très dangereux, il est entré en éruption 15 fois depuis 1900, il est sous constante surveillance. Mais, nous ne le verrons pas, caché sous une épaisse couche de nuages. D’ailleurs, le temps se gâte et il pleut sans discontinuer. Nous changeons de mini van pour un autre et prenons la direction de Sorsogon, après une petite demi-heure d’attente, Nange en profite pour acheter quelques provisions. Sous la pluie battante, les philippins continuent à vivre presque normalement. Un parapluie ou un morceau de plastique et tout continue. Des jeepneys sont chargés d’hommes et de matériels. Arrivés à Sorsogon, nous montons dans un jeepney, seul moyen de liaison existant vers le port de Matnog. Il s’arrête très fréquemment et il se remplit doucement. Capacité totale 23. Nous arrivons rapidement à plus de 30. Les personnes se mettent sur les genoux de leurs voisins pour gagner de la place. Les hommes s’accrochent à l’extérieur, malgré la pluie. Nous débarquons à Matnog et trouvons le terminal du ferry boat. A l’entrée, nous sommes fouillés comme dans un aéroport, puis, les gardiens se lancent dans la vérification du contenu des sacs à dos, mais, ils renoncent rapidement. Nous attendons une petite heure et embarquons dans le ferry qui fait la liaison entre Matnog et Allen, sur l’ile de Samar. C’est un vieux ferry chinois. Après plusieurs nouvelles vérifications, nous arrivons dans un entre pont sur des fauteuils en plastique et en plein air. Cela s’annonce spartiate. Les camions sont bloqués à l’aide de troncs d’arbres et de cordes.  Au bout d’une heure et demie, nous prenons enfin la mer. Le temps se charge de plus en plus et la mer se forme. Des paquets de mer arrivent jusqu’à nous. Nous changeons de salle pour en trouver une autre avec de grands fauteuils. Le coucher du soleil se reflète dans les nuages.  Une tempête est devant nous et le bateau commence à danser dans tous les sens. Au bout d’une heure de machine à laver, la mer se calme et nous arrivons  au port d’Allen, la nuit tombée et sous un orage diluvien. Nous nous mettons en version waterproof et nous prenons le premier hôtel venu sur le port. Les chambres se louent à la demi-journée ou à la journée. Cela fait un peu hôtel de passe. Le moral en berne à cause du temps, nous nous couchons rapidement.
Demain, nous descendons vers le sud à la recherche du soleil.

jeudi 7 mars 2013


Jeudi 07 mars : Déplacement vers Naga

Parcours du Jour : 114 kilomètres


Encore une excellente nuit, mais, ce matin, c’est la pluie qui est revenue, petite pluie bien pénétrante. Nous prenons notre petit-déjeuner et quittons avec regrets toute l’équipe du Hazel’s Beach Resort, qui nous prend en photos avant notre départ. Un tricycle nous emmène jusqu’au port, sous un orage. Heureusement, nous avions mis nos capes de pluie. Un bateau quitte juste l’embarcadère. On nous propose de prendre une petite pirogue pour le rejoindre à l’extérieur du port. Compte tenu de notre équipement et de nos 2 sacs à dos, nous refusons et prendrons le suivant qui doit partir à 10 heures. En fait, il part une fois rempli et nous quittons le quai à 10h 50. 2 heures de navigation plus tard, sous les averses, nous arrivons au port de Sabang. Un van nous prend en charge, puis 7 autres backpackers. Nous patientons encore une petite demi-heure, pour le remplir complètement. Les Philippines sont un grand jeu de patience. Durant le trajet d’une heure et demie vers Naga, nous discutons avec un jeune volontaire philippin, qui apprend les langues étrangères dont le français  avec les touristes de passage. Arrivés à destination, nous prenons un hôtel juste en face de la gare routière, le CBD Plaza Hotel. Les chambres sont agréables et le Wifi fonctionne. Nous ressortons pour nous rendre au centre commercial SM (Super Mall), une petite faim, il est 16 heures et nous testons le Mac Do. Puis, balade dans le centre commercial où nous faisons toujours le buzz  auprès des philippins que nous croisons et qui n’hésitent pas à nous photographier. Retour à l’hôtel pour une bonne nuit.
 Demain, nous allons tenter de rejoindre dans la journée l’île de Samar.

Mercredi 06 mars : Visite d’iles au large de la plage de Paniman

Parcours du Jour : 11 kilomètres


Excellente nuit calme. Petit-déjeuner et c’est sous un grand soleil que nous embarquons dans une pirogue à 2 balanciers. Direction les quelques iles qui se trouvent un peu au large. Car des îles aux Philippines, il y en a plus de 7000. Du petit confetti à la grande ile que nous parcourons depuis notre arrivée. Ce sont des iles karstiques. Très découpées, aux roches noirâtres, elles sont en apique ou bordées de plages de sable blanc, du à la décomposition du corail. Nous parvenons sur une première plage, lieu parait-il de tournages de Koh Lanta. L’endroit est évidemment idyllique. Nous en profitons pour nous baigner. La température de l’eau est très agréable. Nous y restons une demi-heure, puis rembarquons pour une seconde plage aussi belle. La mer fuse par endroits. Un caoutchouc pousse le long de la côte. Des photos de carte postale, dans lesquelles nous avons la chance de pouvoir nous mettre. De nouveau, un petit déplacement vers une 3° plage. Juste en face un Resort avec l’hélicoptère. Je fais un peu de masque-tuba, mais les fonds sont plutôt agités et les coraux morts. Nous nous rattraperons plus tard. Nous quittons la plage et rentrons sur la côte. La mer est agitée et la houle importante, mais nous arrivons sans encombre à bon port.  Pour le déjeuner,  Alexander nous fait un excellent poisson grillé. Et nous passons une partie de l’après-midi sur la terrasse. Pour la soirée, nous dinons d’une toujours aussi excellente pizza et ensuite, nous enflammons le dance floor pour un Mercredi Night Fever !
Demain, nous quittons ce petit paradis, pour rejoindre Naga.

mardi 5 mars 2013


Mardi 05 mars : Promenade sur la plage de Pinaman

Parcours du Jour : 6 kilomètres


Bonne nuit sous le ventilateur. Pas de lever de soleil, le ciel est chargé encore ce matin. Et nous commençons l’entrainement pour Koh Lanta, pas d’électricité et pas d’eau, au réveil. Heureusement, le générateur électrique se met en route rapidement. Juste après le petit déjeuner, grosse animation sur la plage car un filet de pèche est remonté juste devant notre restaurant. Hier, la mer était trop agitée et il n’y a pas eu de sortie en mer. Mais, aujourd’hui, la pèche est bonne et à part les grosses pièces qui sont conservées par le patron pécheur, toutes les autres prises sont rapidement récupérées par tous ceux qui sont présents et qui ont donné un coup de main. Puis, le bateau du propriétaire du filet est remis sur la plage et le filet aussitôt nettoyé et rangé dans la pirogue. Devant le Hazel’s Beach Resort, un cuisinier est entrain d’écailler et de couper en tranches un beau morceau de marlin bleu. Sitôt la douche prise, nous partons en balade sur la plage, d’abord en direction des belles concrétions. Nous arrivons sur un estuaire d’une rivière. Nous faisons demi-tour et repartons dans l’autre sens. Un squelette pend à un arbre, drôle d’élément de bienvenue.  De jolies fleurs bleues font penser à des orchidées. De superbes pirogues anciennes sont taillées dans un seul tronc d’arbre. Les bateaux plus modernes sont en contre plaqués. Des enfants jouent sur les filets et les bateaux  de pèche. Nous arrivons à un second estuaire et faisons demi-tour. Le soleil fait son apparition et cela change tout de suite tout. Après l’excellent déjeuner, cuisiné par Alexander, nous repartons sous le soleil et allons nous allonger sur la plage. La mer agitée prend des teintes superbes. Le vent propice est une occasion de lancer le petit cerf-volant, qui poursuit ainsi son tour du monde. Nous rentrons en milieu d’après-midi. Le temps change doucement et le ciel se charge de nuages. Des enfants jouent avec un bâton et un os de seiche. Le ciel rougeoie avec le coucher du soleil.
Demain, si le temps le permet, nous irons voir en pirogue les plages de sable blanc.

Juste pour le plaisir, les statistiques du jour


Lundi 04 mars : Pluie sur la plage de Pinaman

Parcours du Jour : 500 mètres


Nuit avec bouchons antibruit, car, les cloisons en bambou sont peu épaisses. Juste sur le coté une case philippine et nous avons un peu l’impression de faire du HomeStay, nous vivons avec la famille, au moins sur le plan auditif. Et il a plu toute la nuit, nous ne connaissions pas la saison des pluies et nous découvrons. C’est un peu comme les giboulées de mars, mais toute la journée. Nous tentons bien une sortie entre 2 averses, mais, nous rebroussons rapidement avant un gros grain. Du coup, nous trouvons un coin sympa au premier étage sur une petite terrasse, à l’abri de l’eau. Et la matinée va se passer là, entre lecture, mise à jour du blog et apprentissage d’Angry  birds pour Nange.
Un grand MERCI à tous pour votre lecture du blog, les statistiques du mois parlent d’elles-mêmes !!!

Presque 1000 pages lues dans le mois, c’est un record, et un sacré encouragement pour moi.
Nous testons les cocktails et déjeunons de succulents spaghettis carbonara. Jean-Jacques se joint à nous pour un café. La pluie étant toujours présente, nous retournons en chambre et regardons un film canadien (Incendies, merci à Evelyne) sur l’ordinateur. En fin d’après-midi, plus de pluie et le vent a changé de sens, nous allons nous promener sur la plage, au soleil couchant. De jeunes pécheurs profitent de l’accalmie pour relancer leurs filets.  Des enfants profitent des pirogues et du sable. Beau terrain de jeu. Retour au restaurant du Hazel’s Beach, nous testons d’autres cocktails, toujours excellents et une pizza cuite au feu de bois.
Demain, et bien, tout dépendra du temps, nous vivons au jour le jour.

dimanche 3 mars 2013


Dimanche 03 mars : Déplacement vers la péninsule de Caramoan

Parcours du Jour : 98 kilomètres
Réveil à 6h 30, car nous voulons être le plus tôt possible à la gare routière. Nous quittons l’hôtel vers 7h45 à bord d’un tricycle. Le van pour Sambang est là, mais il ne reste plus qu’une seule place. Nous discutons avec Jean-Jacques, un français qui connait bien les Philippines. Notre van est en place à 8H05 mais ne partira qu’à 8h47, le temps d’avoir fait le plein de passagers. Nous partons en direction de la péninsule Caramoan, lieu de tournage de Koh Lanta, ainsi que de Survivor, l’édition américaine. Beaucoup de rizières et nous contournons le mont Isarog, qui culmine à 1966 mètres. Les tricycles sont surchargés, l’un d’eux compte 9 passagers entassés avec les provisions.  Dans la ville suivante, ce sont de vrais tricycles avec mollets qui transportent personnes et matériels. Des fantassins font une marche commando sur la route. Au bout d’une heure de route, nous changeons de van, sans raison apparente, puis arrivons au port de Sambang. Là, il faut prendre un Roro, bateau local à 2 balanciers, car, la route est impraticable. Et c’est parti, pour 2 heures de navigation. Nous croisons quelques pirogues de pèche et longeons la belle côte. Tout à coup, sur la surface, des milliers de poissons sautent pour échapper à un prédateur sous-marin. Nous parvenons  au port de Guijalo. Le tricycle qui devait nous attendre n’étant pas là, nous en prenons un autre et arrivons au bout de 3 kilomètres dans les terres à la Résidencia de Salvacion. Mauvaise surprise, la chambre réservée sur Internet fait tout juste 4 mètres carrés. Nous reprenons un tricycle et continuons 5 kilomètres en direction de la plage de Paniman. Et nous trouvons finalement un petit bungalow au Hazel’s Beach Resort. Tout neuf, il vient d’ouvrir il y a juste un mois. Nous sommes au bord de la plage. Des enfants jouent avec des cerfs-volants confectionnés dans des sacs en plastique. Des personnes de tous sexes et âges, tirent ensemble pour remonter vers la plage un filet de pèche. Il leur faudra plus d’une heure pour parvenir à le hisser sur la plage. Quelques poissons aussitôt distribués entre les personnes présentes. Nous déjeunons d’excellents spaghettis et poulet/riz au restaurant du Resort. Une courte promenade car, le ciel se charge et un orage tombe, rafraichissant bien l’atmosphère. Nous nous refugions dans notre chambre.
Demain, visite en pirogue des alentours.

samedi 2 mars 2013

Samedi 02 mars : Shopping à Naga




Parcours du Jour : 5 kilomètres


Excellente nuit de récupération. Petit-déjeuner américain et nous allons visiter l’église San Francisco. Plutôt dépouillée en décoration. Les vitraux racontent la christianisation de la ville. Dans un coin, un gisant du christ, très réaliste. Les fidèles viennent  y toucher les pieds et y essuyer des mouchoirs. 89% de la population est catholique et très pratiquante. Les églises sont toujours pleines de fidéles. Nous mettons un cierge avec une petite pensée pour vous tous. Puis, nous faisons une opération retrait à l’ATM, car nous allons partir pour une région où il faut avoir du liquide, les ATM étant encore absents. Nous allons successivement dans 4 banques différentes, les retraits étant limités à 10000 pesos , environ 200€ . Nous rentrons à l’hôtel pour mettre l’argent à l’abri et nous reprenons un tricycle pour le grand centre commercial SM. Après avoir été fouillés à l’entrée par un bataillon de vigiles équipés à l’américaine, nous nous promenons dans ce centre commercial de 4 étages. Il y a des vigiles partout, à chaque entrée de boutique et dans les magasins. Toujours beaucoup de monde, comme d’habitude, nous sommes les seuls européens. Nous achetons des chemises et des aliments. Au dernier étage, un emplacement est consacré aux jeux. Les enfants même en bas âge jouent aux machines à sous. Sacré apprentissage. Dans un autre couloir, ce sont les ordinateurs qui sont pris d’assaut. Nous déjeunons d’excellents calamars et riz aux fruits de la mer. Juste en face du centre se trouve une station de van. Nous allons nous renseigner pour notre déplacement pour Caramoan. Retour à l’hôtel, sieste et nous ressortons en milieu d’après-midi pour acheter des chaussures aquatiques, du shampoing, des mars, des m&m’s et du chocolat. On est en manque. Dans ce magasin, nous retrouvons des marques oubliées chez nous, de la lessive Tigre et du Tang. Une nouvelle opération ATM et nous allons dîner d’une glace au Mac Do du coin.Beaucoup d’animation dans toutes les rues. Des stands vendent des cacahuètes sous toutes leurs formes et leurs saveurs. La Place Rizal est le lieu de rendez-vous du soir, avec ses masseurs. Nous rentrons à l’hôtel.
Demain, nous partons pour la péninsule de Caramoan, lieu de tournage de Koh Lanta.

Vendredi 01 mars : Transfert vers Naga

Parcours du jour : 760 kilomètres



Après 320 kilomètres et une nuit en pointillé, nous arrivons à 3 h du matin à Sampaloc, un quartier de Manille. Un taxi nous emmène la gare routière d’Araneta. Nous trouvons un bus local qui part à 4h30. Nos sacs sont mis sur les sièges juste derrière nous. Comme il y a peu de passagers, nous en profitons pour nous allonger sur les banquettes de 3 places et poursuivre notre nuit, les bus sont organisés en 3 sièges à gauche, une petite allée centrale et 2 sièges à droite, comme le bus n’est pas plus large , les sièges sont aux normes asiatiques , très étroits et une fesse est en équilibre . Au lever du jour, nous nous arrêtons dans un premier point de restauration. Un prêcheur nous lit une partie de la Bible, et distribue des enveloppes. De plus en plus de monde et le bus est complet. Nous roulons sur une route en réfection. Les enfants font la circulation lorsqu’il n’y plus qu’une seule voie. Nous traversons des villes aux superbes maisons en bois de style espagnol. Des rizières à perte de vue. Certaines sont en cours de repiquage, d’autres sont récoltées. Dés que le bus ralentit, des marchands grimpent en courant et proposent toutes sortes de boissons et produits de la région. Le débarquement se fait aussi sans arrêt. Le riz sèche sur les bas-côtés. Des coqs de combat sont bichonnés par leur propriétaire. Car c’est aussi un sport très prisé des Philippins. Le coq vainqueur  touche une belle prime, le vaincu terminant en général dans une casserole. J’ai résolu le mystère des rainures faites sur les dalles de béton sur les routes. Elles sont faites à la main à l’aide d’un fil dans le béton frais. Si, Si. Gérard nous double avec sa citerne flammable. Nous arrivons à la gare routière de Naga. Beaucoup de monde. Un tricycle nous prend en charge et nous trouvons du premier coup, une chambre au Crown Hôtel. Le Wifi fonctionne bien, c’est parfait. Nous dînons au restaurant d’excellents poulpes à la sauce relevée. Nous nous couchons rapidement, les 20 heures de bus ont laissé une petite trace de fatigue.
Demain, balade dans Naga.

vendredi 1 mars 2013


Jeudi 28 février : Bulle à Banaue

Parcours du Jour : 12 kilomètres


Ce matin, rien ne nous presse. Le soleil est de la partie et nous décidons de remonter d’un coup de tricycle vers le point de vue le plus haut qui domine les terrasses de Banaue. Le même pilote que la veille nous emmène jusqu'à destination. Les terrasses jouent avec le soleil et nous aussi. Puis ; nous redescendons les 6 kilomètres de la route, tranquillement. L’occasion de voir la vie des habitants qui bordent cet axe routier. Les artisans travaillent remarquablement le bois et se fabriquent des trottinettes spécifiques. Des câbles traversent la vallée pour amener de l’autre coté, avec un petit chariot, tous les matériaux nécessaires à l’entretien des murs des terrasses. Certains font plus de 20 mètres de haut. Nous poursuivons de point de vue en point de vue. Nous  en découvrons un nouveau avec de superbes fleurs. Nous ne nous lassons pas de ce superbe spectacle. Le repiquage se fait dans une eau laiteuse. Des femmes portent de curieux parapluies fixés sur la tête, ça sert aussi bien pour la pluie ou le soleil. Des poulets attendent un acheteur et la DDE locale enlève les herbes à la serpette et à la main. Le basket est un sport national, aussi des panneaux faits de brique et de broc sont mis au bord des routes. Rien ne se perd, tout se transforme. Nous croisons de jeunes joueurs d’échecs. Les adductions d’eau se font directement de la montagne. Chaque maison a le sien. Nous rentrons à l’hôtel, pour y déjeuner et restons sur la terrasse, tout l’après-midi. Nous profitons pour faire des réservations sur Internet pour la suite du séjour, surtout pour la semaine sainte car ici tout s’arrête pour cette fête et les hôtels sont pris d’assaut. Nous allons dans une petite boulangerie pour acheter des biscuits pour le repas du soir. Le coucher de soleil se reflète sur une petite rizière, l’occasion de tester un peu plus mon appareil-photo. A 18h30, direction la gare routière et le bus de nuit qui va nous emmener jusqu’à Manille. Le bus est plein, essentiellement des jeunes backpackers qui poursuivent leurs découvertes des Philippines. Heureusement, la climatisation est bien réglée et nous n’avons pas trop froid. Dans la nuit, un incendie dévore les pentes d’un volcan. Nous sommes sur la ceinture de feu du Pacifique et tous les volcans font l’objet d’attentions toutes particulières. Le conducteur connait bien la route et malgré tout, il se laisse surprendre parfois par le trafic. Les freins fonctionnent. Nous nous assoupissons car la nuit va être longue.

mercredi 27 février 2013


Mercredi 27 février : Visite du village de Bangaan

Parcours du jour : 28 kilomètres



Il a plu une grande partie de la nuit, mais, ce matin, le soleil est revenu. Après le petit déjeuner, nous prenons un tricycle pour nous rendre à Bangaan, distant d’une dizaine de kilomètres. Nous sortons de Banue, les enfants vont vers l’école. Beaucoup de poules et de chiens, les 2 se mangent dans la région. Un premier arrêt au dessus de superbes terrasses ensoleillées. C’est magnifique et les appareils photos crépitent.  Petit cours de riz : les touffes vertes que l’on voit dans les rizières sont du riz plantés de façons dense, il y a 3 mois. En ce moment, il est replanté sur les terrasses, travaillées par les hommes, uniquement à la fourche. Pas de buffles, ni d’engins mécaniques. Le repiquage est fait uniquement par les femmes. Ce riz va pousser pendant 6 mois et sera ensuite récolté. La route en béton se transforme en piste caillouteuse et boueuse pour 4X4, notre tricycle franchit vaillamment les obstacles. Des éboulis un peu partout, des cantonniers rebouchent à la pelle et à la brouette. Un peu plus loin, c’est carrément un pan de la montagne qui est tombé au milieu de la piste et à emporté une pelle mécanique. Nous devons descendre du tricycle, sinon, cela ne passe pas. De nouveau, de belles terrasses à coté d’un petit artisan qui travaille le bois. Nous achetons quelques souvenirs. Un peu plus loin, nous nous arrêtons à une échoppe pour acheter de l’essence. 2 litres en bouteilles de Coca-cola. Il faut donner un mouvement tournant à la bouteille qui se vide plus vite. Et nous parvenons enfin, au bout d’une heure trente, au village de Bangaan. Il est perdu au milieu des rizières. Nous jouons avec le soleil et les ombres. Des hirondelles nous passent juste au dessus de la tête. Un jeepney est même aux initiales de Nange. Nous restons un long moment pour regarder ce superbe paysage dont on ne se lasse pas. Des femmes repiquent le riz. Au milieu de la terrasse, une mare a été aménagée comme pisciculture. Retour sur Banue. La piste est tellement étroite que 2 tricycles ne peuvent se croiser. Comme il n’y a pas de marche arrière, les conducteurs s’aident pour reculer les tricycles et libéré le passage. Nouvel arrêt, le pneu avant se dégonfle, notre conducteur sort une pompe à pied et c’est reparti. Il en profite à l’aide d’une burette pour graisser sa chaine. Retour à Banaue, nous nous arrêtons à la passerelle qui en bas de notre hôtel. Le temps de commander notre repas et un gros orage éclate. Ouf, nous sommes encore une fois passés entre les gouttes. Une bonne sieste et nous allons faire le petit tour du centre du village. Des hommes et des femmes suivent une instruction sur l’usage du bâton de défense. Nange est partie écrire sa page de journal sur la terrasse face aux rizières. Comme hier après midi, le ciel se charge doucement mais sûrement et on reste à l’hôtel pour mettre le blog à jour.
Demain, rien de prévu dans la journée, car nous prenons le bus de nuit vers Manille.

mardi 26 février 2013


Mardi 26 février : Déplacement vers Banaue

Parcours du Jour : 65 kilomètres

Excellente nuit, réveil vers 6H30 et nous allons prendre un bon petit-déjeuner au St Joseph. Nous nous mêlons à un groupe d’allemands. Puis, nous reprenons nos sacs à dos et direction le centre de Sagada pour prendre un jeepney. Celui de 8 h est déjà parti à 7h45. Le suivant doit partir à 8h30, mais dés qu’il est plein, à 8h05, il démarre en direction de Bontoc. Nous redescendons de la montagne en direction de la vallée que nous suivons sur quelques kilomètres. Arrivée à Bontoc, nous débarquons et trouvons tout de suite le bus local pour Banaue, qui démarre 2 minutes après. Au point de vue timing, nous sommes très bons. Nous longeons la rivière et dans les champs de riz, le repiquage bat son plein. La route est toujours en réfection, voir par endroits en construction. Nous grimpons de nouveau vers les nuages. Un superbe arc en ciel annonce bien la pluie, qui tombe drue lorsque nous nous arrêtons au col à presque 2000 mètres d’altitude. Tous les passagers descendent du bus pour acheter de superbes légumes, carottes, choux, haricots. Nous sommes dans la bruine et la pluie semble très légère, elle virevolte au vent. Dans la descente du col, d’énormes éboulis, un peu partout. Nous parvenons ensuite dans Banaue. La pluie a cessé et nous trouvons le Sanafe Lodge. Notre réservation faite la veille par SMS a été perdue, heureusement, il me reste les traces des SMS échangés. Le temps qu’une chambre soit préparée, nous nous mettons sur la superbe terrasse qui surplombe les rizières.  Une fois installés, dans une jolie et confortable chambre avec vue sur les rizières,  nous déjeunons au restaurant du Lodge. Ensuite, nous allons jusqu’ à la gare routière pour réserver nos places pour le bus de nuit du 28. Et heureusement, car les bus sont tous complets et nous prenons les dernières places pour le bus de nuit en direction de Manille. Nous grimpons dans un  tricycle pour faire le tour des 4 points de vue qui surplombent les fameuses terrasses de riz, annoncées comme la 8° merveille du monde, excusez du peu. Ces terrasses vieilles de plus de 2000 ans, sont l’œuvre des Ifuago, un peuple de chasseurs de têtes, qui considèrent que le riz est un don de Dieu. A ce titre, ils entretiennent les terrasses avec dévotion. Des statues de gardiens du riz taillées dans des troncs de fougères arborescentes sont mises aux points de vue. Les terrasses malgré le manque de soleil sont magnifiques. Des anciens en costume traditionnel Ifuago se font prendre en photos. Cela me donne une idée, nous pourrions à notre retour, nous mettre en costume de Provence sur une aire d’autoroute pour arrondir nos retraites, il y a des volontaires, pour venir avec nous ?? Et puis, la pluie tombe d’un coup, juste le temps de rentrer à l’hôtel et l’orage arrive et il va durer une grande partie de l’après-midi. Les nuages descendent doucement sur le village avant de l’envelopper complètement.
Demain, s’il fait beau, nous devrions aller visiter les villages alentours.

Lundi 25 fevrier : Visite des grottes de Lumiang et Sumaging

Parcours du Jour : 11 kilomètres

Excellente nuit, bien au chaud sous nos 3 couvertures. Nous quittons l’hôtel vers 7h. Les travailleurs de tous âges partent pour les rizières car c’est la période du repiquage. Les bottes en caoutchouc sont de rigueur. Un arrêt au Masferré, pour un excellent petit-déjeuner  fermier. Et nous arrivons au bureau des guides. Nous partons avec Erikson, équipé de sa lampe tempête. Des jeunes garçons s’entrainent avec des échasses en bambou. Un premier arrêt, pour nous faire découvrir des cercueils suspendus au milieu de la paroi de la falaise. Les ethnies de la région des montagnes, les Ifugnos et les Applai utilisent cette technique pour leurs morts. Nous continuons vers l’entrée d’une autre grotte où des cercueils en pin sont entassés. Nous commençons alors une longue descente vers l’entrée de la grotte de Lumiang où plus d’une centaine de cercueils sont empilés. Certains ont plus de 500 ans, d’autres récents, car les Applai  animistes continuent à être déposés à l’air libre. Les cercueils sont petits car les corps sont mis en position fœtale à l’intérieur. Des lézards sont sculptés sur certains couvercles.  Nous remontons doucement et à une pause, discutons avec un groupe d’habitants de Manille, surpris de voir des français. Nous reprenons notre marche en suivant la route nationale. Un piquet kilométrique nous indique être à 398 kilomètres de la capitale. Des champs de riz sont en pleines cultures. C’est superbe.  Un petit stop, pour changer de chaussures,  et en mettre des plus aquatiques, nous laissons nos sacs à dos et nous descendons en direction de l’entrée de la grotte de Sumaging. Il commence à y avoir beaucoup de groupes. Erickson allume sa lampe, qui diffuse une lumière très blanche et puissante et nous avançons sur des rochers rendus très glissants par l’eau et les excréments des chauves souris fructivores qui peuplent les plafonds de la grotte. Il faut vraiment faire attention et nous nous aidons des mains pour ne pas perdre l’équilibre. Les stalactites sont superbes et représentent des formes, nous permettant de donner libre cours à notre imagination.  Le sol devient si humide, que nous laissons nos chaussures et poursuivons la descente pieds-nus, en pataugeant dans des flaques d’eau froide.  Nous avançons dans la pénombre, juste avec l’éclairage de la lampe tempête tenue à bouts de bras par notre guide. Une nouvelle difficulté pour atteindre le palier suivant. Nous descendons à l’aide d’une corde à nœuds. Les roches brillent sous l’effet de l’eau. De nouveau, une difficulté et il faut s’accrocher à la paroi et au guide pour atteindre le dernier niveau. Des flaques d’eau reproduisent la forme des champs de riz à l’extérieur. Séance photos et nous remontons. Beaucoup de philippins ont renoncé à l’épreuve de la corde à nœuds et du coup, nous demandent notre âge et nous félicitent. Il est vrai que certains passages s’apparentaient bien à la planchette irlandaise du parcours du combattant. Nous atteignons l’air libre au soleil. Une petite pause, remise de nos chaussures de marche et nous refaisons en sens inverse, le parcours. Les buffles sont au milieu des rizières. Beaucoup de monde s’active pour le repiquage.  Nous quittons notre guide et je vais récupérer mon sac laotien. La couturière a remarquablement travaillé et pour une somme modique. Arrêt au Yoghurt house, pour un repas de sandwichs et chocolat chaud. Retour en chambre,  remise en état des habits et chaussures. Dans l’après-midi, nous arrivons à réserver par SMS pour notre prochaine étape. Le procédé  semble être le bon. Fin d’après-midi tranquille entre pluies intermittentes et beau soleil.
Demain, déplacement en jeepneys et bus vers Banaue.

Dimanche 24 février : Visite de Sagada

Parcours du Jour : 10,5 kilométres

Bonne nuit, nous prenons notre petit-déjeuner au St Joseph, puis partons à la recherche d’une chambre, que nous trouvons tout de suite. Le temps de refaire les sacs et nous emménageons  au Ganduyan Inn. Chambre rustique mais confortable.  La pluie commence à tomber et nous en profitons pour faire un peu de lessive. Vers 12h, nous allons  dans le centre ville et déjeunons au Yoghurt House d’excellents poulet patates et spaghettis Bolognaise. Une grand-mère après s’être occupée d’une petite fille, commence la corvée de peluches de pommes de terre. Nous trouvons une couturière pour réparer mon sac laotien qui donne des signes de faiblesse. J’espère que mes explications en anglais auront été suffisantes. Nous le récupérons demain en espérant ne pas avoir de mauvaises surprises. Puis, sous un peu de soleil, nous partons en balade vers le point de vue de l’Echo Valley. Des jeunes jouent au basket, qui est un des sports nationaux, certains philippins ayant de beaux gabarits. Une association pourra nous accueillir pour nos vieux jours, on y sera au frais. Nous grimpons au milieu d’un cimetière anglican, les tombes sont très simples.  Nous surplombons la vallée et l’écho fonctionne bien. Nous faisons le tour puis, rentrons doucement, car il pleut de nouveau. Heureusement, que nous avons emmené une importante bibliothèque numérique pour les jours comme celui-ci.
Demain, nous allons visiter, avec un guide, les grottes des environs.

Samedi 23 février : Déplacement en bus vers Sagada

Parcours du Jour : 142 kilomètres

Nuit correcte et ce matin, tout est bizarrement silencieux. Au petit-déjeuner, nous nous rendons compte que la circulation a été détournée du centre ville. Je me rends rapidement jusqu’à la gare routière et les gens commencent à 7h30 à s’agglutiner sur les trottoirs en attendant le défilé qui a lieu dans la matinée. Agoraphobes  s’abstenir !! Des bus sont là donc, je retourne à l’hôtel. Nous mettons nos sacs au dos et partons pour la gare. Là, surprise, le bus pour Sagada n’est pas là, mais, nous dit on, le long du boulevard. Un couple de philippins dans le même cas que nous, nous emboite le pas et nous descendons, heureusement que  sur 500 mètres avant de trouver le bus. Nous prenons les 2 dernières places. Ouf ! Car, bon nombre de personnes restent sur le trottoir faute de places. Et tous les strapontins sont occupés.  Nous quittons Baguio, sans regrets, la ville grimpe sur les collines un peu à la manière des favelas. Et nous prenons encore de l’altitude pour atteindre les 2000 mètres pendant une grande partie du voyage. Les collines sont sculptées en terrasses et tout y pousse abondamment, carottes, choux, pommes de terre. Des poulets sont élevés en batterie devant les habitations. Un jeune en plume un avec une cuillère. Nous continuons à grimper, les paysages sont superbes. Nous parvenons au point le plus haut des routes des Philippines. La route est partout en réfection, un marteau-piqueur pour enlever les 30 centimètres de béton usé qui sont utilisés comme remblais pour les bas-côtés. Puis une toupie fait le plein de ciment, qui est déposé sur les 20 mètres carrés à refaire. Ensuite, il faut interdire le passage le temps que le béton sèche. Vers 11h30, un arrêt pour se restaurer et c’est reparti. La pluie s’annonce lorsque nous traversons un village en fête. Partout des daturas et des aromes sur les bords de la route. Pour arrêter la culture du pavot, c’est une agriculture biologique qui est préconisée par le gouvernement. Nous redescendons en bord de rivière. Le fond de celle-ci est utilisé pour récupérer du sable et du gravier, ramenés sur la route à l’aide de chariots sur câble. C’est une poulie accrochée sur une jante de camion qui actionne l’ensemble. Nous commençons à voir des rizières en terrasses. Le vert tendre du riz qui vient d’être repiqué contraste avec la terre labourée. Nous remontons pour parvenir à 1500 mètres d’altitude et à Sagada. Nous débarquons du bus et Nange garde les sacs à dos, le temps que je trouve une chambre. Ce qui va rapidement s’avérer problématique car nous sommes un week-end prolongé jusqu’au lundi, jour férié et toute la jeunesse  s’est donné rendez-vous pour faire du rafting et des treks sur la région. Je mets une bonne demi-heure avant de trouver une chambre juste pour une nuit au St Joseph RestHouse. Nous allons nous promener dans la seule rue du village. Quelques magasins de souvenirs et restaurants. A partir de 18h, tout s’anime avec le retour des groupes partis pour la journée. Les karaokés se font entendre plus ou moins justement. Nous allons diner au Masferrée, excellente cuisine, puis rentrons de nuit afin de profiter d’un peu de repos.
Demain, recherche d’une chambre pour 2 nuits et visite des environs.