dimanche 25 septembre 2011

Lundi 19 Septembre

MOSTAR

Parcours du Jour

Photos du Jour

Nous dormons vraiment très bien, ici. Petit déjeuner toujours aussi agréable et nous quittons Medjugorje, pour 8 h 30 en direction de la ville de Mostar, distante d'une trentaine de kilomètres. La route est sinueuse et nous roulons tranquillement jusqu'au moment ou nous dominons Mostar qui se trouve vraiment dans une cuvette. Nous nous arrêtons prés d'un cimetière catholique et Philippe nous explique le conflit de 1992 à 1995 qui a vu les habitants chrétiens et musulmans qui vivaient en bonne harmonie jusqu'alors, se déchirer dans des combats terribles. Les cimetières qui couvrent les hauteurs, ainsi que tous les espaces verts rappellent l’intensité des combats. Nous rentrons dans le centre ville et nous arrêtons près d’un cimetière regroupant des tombes musulmanes et catholiques. Les artères qui ont été bombardées par les chars croates et les milices musulmanes sont en cours de reconstruction mais de nombreux immeubles sont encore criblés d’impacts. Nous arrivons au centre et nous nous garons afin de rejoindre à pied la vielle ville ottomane du 16 ° siècle et son pont classé. Philippe nous fait découvrir un caravansérail ou nous reviendrons pour le repas. Puis, un petit pont à arche unique qui servi de modèle pour le grand pont. Datant du 16° siècle, il a été entièrement détruit en 1993 par les chars de l’armée croate qui dominaient la ville de la hauteur des crêtes. Il a été ensuite rebâti à l’identique par un programme financé par l’UNESO. Les pierres d’origine ont été repêchées du fond de la rivière sur parfois plus de 7 kilomètres en aval, avant d’être réinstallées avec la même technique de construction qu’à l’origine. Les rues étroites sont bordées de boutiques aux toits en pierre. On trouve de tout comme souvenir. Nous franchissons le pont pour rejoindre un petit musée, installé dans une ancienne pièce de prières. Un film retrace l’histoire du pont et surtout sa destruction. Nous poursuivons en direction d’une mosquée. Chaque quartier à la sienne et celle-ci borde la rivière. La vue sur le pont est superbe. Un centre islamiste avec un drapeau algérien se trouve non loin de là. Car, chaque quartier a maintenant sa spécificité religieuse, les musulmans d’un coté et les chrétiens de l’autre. La paix instaurée par les accords de Dayton semble bien fragile. Nous retournons vers notre restaurant et croisons un groupe de japonais, avec une jeune femme en costume traditionnel, étonnant. Nous déjeunons d’excellentes truites. Et tout à coup, un extraordinaire orage s’abat sur la ville. Des trombes d’eau qui remplissent les ruisseaux et inondent les rues. Nous sortons les capes de pluie et retournons chercher nos véhicules pour les rapprocher au maximum de la vieille ville. Tout le monde profite d’une accalmie pour remonter à bord. Nous poursuivons vers la résurgence de Blagaj. En arrivant, nous nous apercevons que la mosquée que nous voulions visiter, est en travaux. La rivière sort du flanc de la montagne, l’eau y est très pure et des quantités de truites sauvages nagent dans les rochers. Nous profitons d’une accalmie pour prendre un petit café. Et nous reprenons les véhicules pour rentrer sur Medjugorje. Nous revisitons une partie du centre ville et au détour d’un feu rouge, le convoi se scinde en deux. Bon, grâce à notre carte, nous retrouvons la bonne direction et rentrons vers le sanctuaire. Nous retrouvons les autres dans le centre du village. Il pleut toujours et rentrons à l’hôtel, laissant les pèlerins à leurs occupations. Traitement des photos, récupération de la route GPS et écriture du blog m’accaparent jusqu’au dîner. Soupe de légumes, viande, légumes, desserts, pas de surprise par le menu toujours aussi copieux.

Demain, en fonction de la météo, visite de la colline aux croix bleues ou ont eu lieu les premières apparitions.

Dimanche 18 Septembre

MEDJUGORJE

Parcours du Jour

Photos du Jour

Nuit calme pour tout le monde et ce matin, Nange va beaucoup mieux. Petit déjeuner à 8 heures, très copieux. Puis, nous quittons l'hôtel pour rejoindre, sous la direction d'Hélène, le site tout proche. Nous commençons par le site du ressuscité, un grand Christ en bronze devant une croix. Beaucoup de monde, une délégation de chrétiens maronites libanais écoutent des textes en arabe. Puis, l'esplanade avec l'église en plein air et l'église St Jacques. Sur le coté de l'église, des confessionnaux ou des confesseurs écoutent dans toutes les langues du monde. Ils sont également assis sur des chaises en plein air avec un petit panneau indiquant la ou les langues qu'ils pratiquent. Sur le parvis, des fontaines d'eau, ainsi qu'une statue de la vierge telle qu'elle est apparue aux voyants. Beaucoup de monde de toutes les nationalités. Des messes sont dites toutes les heures dans toutes les langues, celle en français à lieu à 11 heures et est concélébrée par 6 prêtres francophones. L’assistance est recueillie et joyeuse. Sur l’ensemble du site, c’est la même ambiance d’ailleurs. Nous poursuivons en direction des magasins qui vendent de tout, chapelets, statues, magnets, etc. Déjeuner, avec un menu local, soupe aux légumes, veau, choux, gâteaux et fruits en dessert. Une bonne sieste pour attendre 17 heures, le rosaire puis 18h, la messe internationale qui regroupe tout le monde sur l’esplanade de l’église en plein air. Des fréquences radio différentes en modulation de fréquence permettent d’entendre la messe dans sa langue maternelle, pour le français, c’est 93, 3. Mais, avec Philippe, nous goûtons au succulent plat de calamars. Bon, ce sera messe buissonnière pour aujourd’hui. Retour, en chambre, avant le dîner : Soupe aux légumes, poulet, choux et desserts. En allant nous coucher, nous nous apercevons que la colline est en feu.

Demain, visite de Mostar.

Samedi 17 Septembre

KRK (Croatie) - Medjugorje (Bosnie Herzégovine)

Parcours du Jour


Photos du Jour


Réveil, 6 heures, nuit calme, nous n’avons pas été gêné par les bruits ambiants. Le lever de soleil est superbe sur la mer toute proche. Petit déjeuner excellent et nous reprenons la route côtière avant de retrouver l’autoroute toute neuve, aux normes européennes qui reliera à terme la Grèce au reste de l’Europe. Avant d’y parvenir, nous suivons une voiture tchèque dans des méandres montagneux. Heureusement que Philippe qui mène le convoi n’est plus à bord de ces ventilateurs, sinon...Le père Jean de la Trinité qui nous accompagne doit faire de la confession en live. L’autoroute est très roulante et donc, nous roulons, quel plaisir d’appuyer un peu sur le champignon, sans risque de radars. Pour midi, nous nous arrêtons juste après avoir franchi un superbe fjord à coté de Sbrenik. L’endroit est une carte postale, c’était d’ailleurs un des thèmes principaux des cartes postales de l’Ex Yougoslavie. Les croates ont érigé une vierge à l’enfant à coté du parking, l’occasion d’une prière à l’Angélus. Puis, après le déjeuner, nous reprenons l’autoroute, que nous quittons pour une petite départementale, pour rejoindre Medjugorje rapidement. Le passage de la frontière Croate ne pose aucun problème, par contre les Bosniaques ne veulent rien savoir aux vues des photocopies des papiers du véhicule. Nous devons parlementer et finalement, nous pouvons reprendre la route, moyennant un don aux œuvres des orphelins des douanes. Medjugorje est atteint rapidement et nous arrivons à notre hôtel. Les chambres sont confortables. Nange a une superbe crise de foie et nous laissons les autres en compagnie des milliers de pèlerins qui viennent annuellement, depuis les apparitions aux 6 jeunes voyants en 1981.
Demain, découverte des lieux.

Vendredi 16 Septembre

Flassans sur Issole - KRK (Croatie)

Parcours du Jour


Photos du Jour


La veille, je suis allé avec Philippe pour louer un minibus de 9 places à St Maximin, l’employée ne peut nous donner que des photocopies de la carte grise et de l’attestation d’assurance.

Réveil à 4 heures du matin, direction Flassans sur Issole ou nous retrouvons les 16 autres personnes qui partent pour le pèlerinage à la Vierge de Medjugorje en Bosnie et Herzégovine. Pour moi, une façon de retourner en Bosnie, 10 ans après mon séjour à Sarajevo. Nous partons en convoi de 3 véhicules. Le Fiat est agréable à conduire, puissant et confortable. Mes passagères discutent. Le jour se lève vers Menton, puis c’est l’autoroute italienne jusqu’à Trieste, la route nationale en Slovénie et en Croatie. Notre première étape est sur l’île de KRK. Il fait bon de s’arrêter après presque 1000 kilomètres, entrecoupés d’arrêt dans les stations d’autoroute. Mes passagères ayant discuté tout le temps entre deux chapelets. L’hôtel qui nous accueille pour la nuit est superbe, en bord de plage, le site est sympathique et reposant. Une petite séance de prises de vue avec mon nouvel appareil photo tient toutes ses promesses et le dîner nous attend. Excellent et tout le monde en profite pour reprendre des forces.
Demain, encore 500 kilomètres en Croatie et Bosnie pour atteindre notre but.

jeudi 1 septembre 2011

27 & 28 Aout 2011 - 5° meeting COX 83 à AIGUINES

Photos du Jour
Le samedi 27 Aout, nous roulons avec notre Popoo en direction d'AIGUINES pour notre premier meeting, organisé par COX83. Le temps est superbe, malgré ou grâce au mistral.
Nous nous installons rapidement dans le camping en retrouvant un jeune couple qui a le même Popoo que nous. Un 3° membre de la même famille vient se joindre au U formé par nos véhicules. Nous profitons de cet fin d’après-midi pour aller voir les nombreuses Coccinelles et autres T1 et T2. Tous remarquablement restaurés ou entretenus par des passionnés. C'est le légendaire flat-win de Volswagen qui est le moteur de tous ces véhicules. L'ambiance est sympathique et bonne enfant. Certains descendent vers le lac de Ste Croix tout proche pour une baignade. Nous restons au campement. Heure de l'apéro, le Schrubb maison est remarquablement bien accueilli. Nous dinons dans le camping d'une moules-frites. Un couple de sympathiques belges se joignent à nous pour la soirée. Puis, nous rejoignons le bivouac et nous endormons rapidement. La nuit a été calme et sereine. Ce matin, petit déjeuner offert par l'organisation. Puis, une virée sur les routes du bord du lac en convoi intéresse vivement les autres automobilistes croisés. Nous déjeunons au bivouac ensemble. Dans l'après-midi, de nombreux Comby et Split sont présentés avec des accessoires datant des années 60 et 70. La recherche faite par les propriétaires est passionnante.
Un circuit Off-road tracé dans un champ voisin permet à quelques fanas en buggys de se faire plaisir, dans la poussière. Une course très originale de caches culbuteurs sur une rampe aménagée enthousiasme les spectateurs. Car de nombreux véhicules ont rejoint le meeting en ce dimanche après-midi. En fin de journée, la remise des prix clôture cet excellent Week-end.
Vivement les prochaines sorties.

vendredi 11 mars 2011

Jeudi 10 Mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 802 kilomètres

Nous nous réveillons vers 10 heures locale. Petit-déjeuner frugal et nous atterrissons avec une heure de retard. Nous avons juste une heure pour changer de terminal pour prendre la correspondance pour Nice et beaucoup de monde dans le même cas. Nous allons à un guichet Air France qui nous confirme que l'embarquement est en cours et que nous pouvons continuer à courir dans les couloirs, il prévient que nous arrivons. C'est donc un peu essoufflé que nous arrivons pour voir la porte de verre se fermer devant nous. Dur, dur !!
Nous sommes rebookés sur le vol de 15h45. En fait, nos bagages n’étaient pas à bord. Bon, Air France se fend d’un sandwich et d’une boisson comme dédommagement du désagrément. Au décollage, la jeune voisine de Nange lui sert la main sous le coup de l’appréhension. Le vol sur Nice est en partie nuageux jusqu’à la hauteur du massif Central, puis les nuages s’estompent et nous avons droit à un survol superbe de la vallée du Rhône, les Alpes enneigées, le lac de Ste Croix, Canjuers et les pistes de Lagne. Atterrissage et récupération de nos sacs de riz qui ont très bien voyagé. C’est la solution pour nos prochains déplacements avec les sacs à dos. Et puis, cela continue, car le bus à 15 minutes de retard pour la gare. Nous arrivons tout juste pour prendre nos billets et sauter dans le train de 18h35, qui ..... ne part qu’à 18h55. Bon, décidément, le retour aura été sous le signe des retards à répétition. Heureusement, RV est là pour nous accueillir et nous ramener jusqu’à la maison.

Conclusion :
Voila encore une belle découverte, les paysages de Cuba sont superbes, 2820 kilomètres parcourus dans les 11 provinces sur les 15 que compte le territoire, avec tous les moyens de locomotion disponibles nous en ont convaincu.
A part la densité du secteur médical, et sa gratuité, mais il faut voir avec quels moyens et le secteur de l’éducation, chaque hameau a son école, le reste, c’est l’image des pays communistes des années 60. Le parti régit tous et tout. Avec de gros efforts sur la jeunesse, la clef pour tenir dans l’avenir, car, avec la disparition à venir des frères Castro, le futur de Cuba est un grand point d’interrogation.

Un grand MERCI à Olga, Elisa, Martha, Narcissia, Amélia, Ana, Gabriel, Nieves, Reina et Carry pour leur accueil dans leur Casa Particular, leur gentillesse et l’excellence de leur cuisine.

Un immense MERCI à ma Gentille Organisatrice qui a, une fois encore, réussit l’organisation sans failles de ce périple.

Et pour terminer, un Merci plein d’amitié pour les fidèles lectrices et lecteurs de ce blog, avec qui nous partageons nos émotions et nos découvertes !!

A bientôt pour de nouvelles Aventures à la Découverte du Vaste Monde

Mercredi 09 Mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 175 kilomètres

La discothèque a fonctionné jusqu'à 03 heures du matin, Rythme endiablé, pour nous, aussi, au fond de notre lit. C'est donc avec déjà un peu de fatigue que nous prenons notre petit-déjeuner. Nous préparons nos sacs à dos qui ont pris un peu de poids, apparemment. C'est dans un superbe V8 Ford Rouge de 1955, d'époque ainsi que le conducteur que nous rejoignons le station d'autobus. Enregistrement des bagages et à l'arrivée du bus , nous quittons Varadéro, sans regrets. Nous longeons la côte et surprise, nous découvrons des forages de pétrole tout le long. Certains en cours de forage, d'autres en exploitation. Un arrêt sandwich, avant d'arriver dans La Havane, nous reprenons un peu le circuit fait quelques jours après notre arrivée. De la station Viazul, nous négocions un taxi pour l'aéroport. La chauffeuse est pressée, klaxonne abondamment et nous arrivons donc, rapidement aux halls de départ. Là, surprise, pas moyens de filmer nos sacs, soit la machine est en panne , soit les plastiques sont trop petits. En désespoir de cause, nous ressortons nos sacs de riz du Cambodge et en jouant un peu les Mac Guyver, j'arrive à les fermer avec une ficelle de récupération. Espérons que cela tienne jusqu' à l'arrivée à Nice. Puis, nous passons au contrôle d'immigration, une demi-heure d'attente et je tombe sur une employée qui veut que je m'appelle LE, j'ai beau lui expliquer que c'est LE GOUEZ, elle me regarde avec un air suspicieux, il faut que je sorte mon sourire 39bis rectifié 53 ter pour que qu'elle accepte de me faire passer, ouf !! J'ai bien cru un moment qu'elle allait sortir le grand jeu ( CF : S.A.S. à CUBA). De nouveau en salle d'attente, nous patientons au milieu de russes qui retournent chez eux, car pour les anciens pays du bloc de l'Est , pas de besoin de carte touristique, ils peuvent séjourner sans visa. Un petit retour aux sources pour les nostalgiques du régime communiste. La salle des fumeurs est impressionnante par la fumée qui y règne. le Boeing 777-300 d'Air France arrive avec une petite heure de retard. Nous embarquons et sommes toujours à l'arrière. Nous survolons La Havane de nuit puis, Miami. Après un repas frugal, car les services d'Air France sont sérieusement en régression, nous nous assoupissons.
Demain, encore une longue journée en perspective

jeudi 10 mars 2011

Mardi 08 mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 5 kilomètres

Assez bonne nuit, petit déjeuner et nous partons vers 10 heures à la plage. La mer est calme et le vent aussi. Nous lézardons, puis en milieu d'après-midi, nous rentrons à la chambre. Comme c'est notre avant dernier jour à Cuba, nous faisons le tour des boutiques pour nos derniers achats. Nous poursuivons sur la plage pour un extraordinaire coucher de soleil. Derniers Mojitos en musique dans la parc au bord de l'étang. Nous dînons dans un petit restaurant et retour à la chambre.
Demain, longue journée de retour en métropole

Lundi 07 Mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 5 kilomètres

Assez bonne nuit, jusqu'à ce que le voisin de chambre mette le son de sa TV à fond à 23h 30. Nange dans son plus bel anglais crie " Stop the TV " et cela fonctionne. Dans la nuit, des orages éclatent et des éclairs impressionnants illuminent la chambre. Au matin, le vent s'est levé. Nous petit-déjeunons puis partons à pied vers la station de bus pour réserver notre transport de mercredi vers La Havane. Le guichetier trouve que la photo de mon passeport n'est pas ressemblante, jusqu'a ce que j'enlève ma casquette. Il explose de rire, cela va mieux, il m'a reconnu. Nous rentrons à pied en passant par le centre d'Internet. Ici, Internet ne sert qu'au courrier électronique, pas moyen d'envoyer des fichiers ou photos, tout est bloqué. Nous profitons pour surfer gratuitement sur le compte de l'internaute précèdent qui a oublié de fermer sa session. Passage pour acheter des provisions de bouche dans un magasin très bien achalandé. Varadéro n'est vraiment pas l'image de Cuba. On est loin des files d'attente devant les magasins d'état à moitié vide avec sa carte de rationnement à la main. Retour à la chambre, sieste et nous descendons vers la plage, le vent est fort et la mer agitée. Quelques sky-surfeurs se mettent à l'eau, mais le vent est très fort et certains renoncent rapidement. Nous rentrons également. Nous dînons au restaurant de l'hôtel. Demain, Bis repetitam placent.

lundi 7 mars 2011

Dimanche 06 Mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 200 mètres

Ce sont les claquements des fers à chevaux sur le macadam qui nous réveillent doucement. Le vent est tombé, aussitôt le petit-déjeuner pris, nous partons sur la plage toute proche. La mer est lisse. Nous trouvons un parasol en palmes pour nous abriter des rayons du soleil. La mer est vraiment agréable, que du sable blanc. Beaucoup de cubains sont venus en famille. Nous profitons pour bronzer un peu jusqu'en milieu d'après-midi. Un pélican blanc fait un survol de la surface de l'eau. Nous rentrons gavés de soleil pour la journée. Ce soir, dîner dans un restaurant des environs. Et, comme nous n'avons pas encore très bien compris, nous recommençons demain la même chose.

Samedi 05 Mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 50 kilomètres


En dehors du voisin de chambre, qui oublie son réveil à 06 heures du matin, excellente nuit bercée par le ressac de la mer. Petit-déjeuner à l'hôtel et nous commençons la journée par une balade dans un parc juste à coté. De nombreux animaux sont nourris par les visiteurs. Un curieux lézard pose pour la photo. Puis, nous continuons à déambuler le long de l'avenue. Retour à la chambre pour nous mettre en tenue de vacanciers. Et direction la plage, le vent est assez fort et la mer est bien formée. A l'abri, le soleil cogne fort. Nous profitons du spectacle des marcheurs, le long de la plage. Puis, nous rentrons pour une sieste. Nous ressortons sur les coups de 15h, pour assouvir une petite faim. Mais, au moment ou nous arrivons prés du snack, un bus à impériale qui fait le tour de Varadéro s'arrête, nous grimpons aussitôt dedans. Installé en plein air, nous faisons le tour de la péninsule. De belles villas en bord de plage, beaucoup laissées à l'abandon, quelques-unes sont reconstruites. Puis, d'immenses hôtels et centres de tourisme s'étalent sur les 18 kilomètres de côte. Tout est en all inclusive, tout inclus, et rien s'incite les vacanciers à s'éloigner de leurs hôtels. Au bout de 2 heures, nous retombons sur notre point de départ et avalons un hamburger local. Beaucoup de cubains sont en ville, presque tous avec une bouteille de rhum, Havana-Club, le rhum cubain. Tout le monde se promène avec un verre ou un gobelet et trinque au rhum, dés qu'ils croisent une connaissance. Pour certains, on voit qu’ils ont beaucoup d’amis, la nuit risque d’être difficile. Nous prenons nos Mojitos dans un petit parc, mais le vent est frais et nous rentrons rapidement. Les samedis soirs cubains sont toujours agités et cette nuit ne fait pas exception à la règle. Demain, rien de plus qu’aujourd’hui.

vendredi 04 mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 224 kilomètres

Nuit excellente, le petit-déjeuner est toujours aussi succulent. Nous quittons notre hôtesse avec regrets, puis, direction la gare routière. Il nous faut attendre l'arrivée du bus pour embarquer en direction de Varadéro, à 187 kilomètres. La route est encombrée de carrioles et de cavaliers. Dans les champs, les labours se font avec des boeufs couplés avec un joug, grand retour en arrière sur des techniques connues et qui ont fait leurs preuves. Puis, nous parvenons à Varadéro, longue péninsule de 18 kilomètres de long sur tout juste une centaine de mètres de large. Nous arrivons à notre hôtel, chambre spacieuse et peu de clients. Tout le long de la superbe plage de sable blanc, des hôtels et des touristes. Terre d'accueil hivernale de nombreux canadiens. Nous allons sur la plage puis changeons un peu d'argent, avant de faire une sieste réparatrice. Dans l'après-midi, nous déambulons le long de l'avenue principale. Un point Internet nous permet la mise à jour du blog. Puis, j'aperçois un Transporter T1, le propriétaire est heureux de me montrer le moteur d'origine. Beaucoup de belles américaines qui servent de taxis. Nous allons sur la plage pour attendre le coucher du soleil. Superbe !! Puis, retour à l'hôtel, gestion des photos et nous allons dîner au restaurant. Le programme des prochains jours est simple : Bulle, plage, Mojitos et salsa.

vendredi 4 mars 2011

Jeudi 03 mars

Images du Jour

Parcours du jour : 14 kilomètres


Nous avons somnolé toute la nuit et à l’arrivée à Santa Clara, nous sommes un peu dans les nuages. Heureusement, nous sommes accueillis et conduits jusqu’à la casa particular de Carry, juste dans le centre de la ville. La maison est très sympathique toute en longueur, nous prenons un succulent petit-déjeuner, car la veille, nous nous étions contentés d’un peu de pain et de chocolat. Le temps de nous installer et de nous toiletter, et nous partons à la découverte de Santa Clara. La ville est connue pour l’exploit guerrier du Ché qui avec 18 hommes a fait déraillé un train blindé fort de 408 hommes, appartenant à l’armée de Batista.
La ville a un schéma classique s‘articlant autour du parc Vidal. Nous prenons nos tickets pour visiter le train blindé et la fabrique de cigares. Le mausolée du Ché est gratuit. Nous déambulons jusqu’au train blindé, ou une petite reconstitution met en jeu 4 wagons du train. En déboulonnant les rails et en les renversant avec un bulldozer, les combattants révolutionnaires ont bien fait déraillé le convoi blindé et se sont surtout emparés des armes et des munitions, permettant ainsi aux combattants de pouvoir marcher sur La Havane pour une victoire décisive. Nous faisons quelques achats, puis à 13 heures, nous allons visiter la fabrique de cigares. Interdiction de prendre des photos. Une guide nous explique la fabrication. Depuis le choix des feuilles, puis le séchage durant 3 ans, le classement en fonction de leur origine et de leur séchage. Puis, les travailleurs, tous payés par l’état, la modique somme de 15 Cuc quelque soit l’ancienneté, fabriquent à la main des cigares de différentes catégories. Il faut un mois pour former un travailleur, qui travaille 2 semaines de 40 heures puis une semaine de 48 heures. Il façonne à la main, à partir des feuilles, un rouleau qui mis en presse durant 30 minutes, puis une dernière feuille de finition est appliquée et collée avec de la colle naturelle. Ensuite, les cigares sont testés un par un sur une machine à pression d’air pour vérifier leur densité. Les travailleurs peuvent en produire en fonction de la taille du cigare du 26 au 54 entre 50 et 150 pièces par jour. S’ils en produisent plus, ils sont payés plus, si, si, ça marche à Cuba. Nous ne pourrons pas visiter le département de pose des bagues, ni la mise en boite pour cause d’humidité. Nous rentrons à la chambre pour une petite sieste bien méritée, compte tenu de la nuit précédente. Au réveil, nous repartons à la boutique de vente de cigares pour acheter un exemplaire à fumer avec tous mes copains non-fumeurs. Du miel et du café sont aussi achetés. Nous prenons ensuite un bicy-taxi pour nous rendre au mémorial du Ché. Assassiné en 1967 en Bolivie, son corps a été ramené en 1997 et mis en terre avec ceux de 7 camarades, assassinés en même temps que lui. Le mausolée est immense, Un grande statue domine une place très étendue. Puis, retour sur la place Vidal. Beaucoup de monde en cette fin d’après-midi. Les bancs sont propices aux rencontres et discutions entre cubains. Retour de nouveau, à la chambre en passant auparavant dans un petit magasin pour s’approvisionner en eau et gâteaux. Une fois arrivés, l’odeur de la cuisine que prépare Carry nous monte aux narines. Camerone, soupe de graines, riz, frites, flancs et salade de fruits sont au menu. Demain, transfert en bus de bonne heure pour Varadéro, principal centre touristique de Cuba.

Mercredi 02 mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 234 Kilomètres

Excellente nuit, puis après le petit déjeuner, au cours duquel nous faisons la connaissance du fils de Reina, médecin neuro ophtalmologiste, 6 ans d'études de médecine puis 3 années d'ophtalmo et 2 années de neurologie, il travaille à l'hôpital de Baracoa, pour entre 35 et 50 Cuc par mois. Nous ressortons pour visiter le musée local, qui est installé dans un ancien fort espagnol. A l’entrée, un cubain nous présente son livre sur Baracoa, au passage, nous apprenons que la plus petite grenouille du monde , 9,3 mm est de la région et qu’il existe 4 variétés de palmiers royaux. Des flibustiers français ainsi que des colons chassés d’Haïti ont fait souche dans la région ou beaucoup portent des noms d’origine française. Puis, nous retournons sur la casa et préparons nos sacs. A l’heure dite, notre bicy-taxi est présent et nous emmène jusqu’à la station de bus. Devant le Malecon, il nous explique qu’une vague gigantesque a dévasté, il y a 2 ans, tout le front de mer avec des hauteurs de 5 étages. Des immeubles sont encore que des ruines, heureusement, il n’y a pas eu de victimes. Dans la salle d’attente, nous achetons des barres de chocolat, car Baracoa a une fabrique de chocolat. Notre bus est à l’heure et nous reprenons en sens inverse la route vers Santiago de Cuba. Le chauffeur a beaucoup d’amis et nous nous arrêtons fréquemment pour des personnes ou des sacs à mettre en soute ou pour remplir l’attaché-case de petits citons verts. Guantanamo, puis Santiago à la nuit tombante. Nous patientons dans la salle d’attente en discutant avec 2 couples de voyageurs de Nantes, que le bus de nuit vers La Havane se présente et à 22 heures, nous disons au revoir à Santiago. Le conducteur écoutera la radio jusqu’ à 23 heures. Puis, nous essayons de dormir. La route est tellement mauvaise et le bus a tellement peu d’amortisseurs que nous avons encore une fois l’impression d’être dans un shaker. Demain matin, nous arriverons à Santa Clara, patrie du Ché.

Mardi 01 mars

Images du Jour

Parcours du Jour : 45 kilomètres

Nuit agitée, surtout à l'extérieur, à croire que tout le quartier s'est donné rendez-vous sous notre fenêtre. Au matin, après l'excellent petit-déjeuner, nous changeons de chambre pour une autre plus à l'abri des bruits. puis, nous partons rapidement pour l'agence et là, surprise, le bus prévu est roto (cassé) . Bon, un jeune nous propose un autre moyen de locomotion pour nous rendre à la plage distante de 18 kilomètres. Et c'est donc dans un bus local, que nous faisons la route. Normalement, ce type de bus est interdit aux touristes et c'est donc avec grande surprise que les cubains voient passer la dizaine de touristes sur la route, qui se transforma vite en piste plus ou moins carrossable. Nous longeons la côte qui est très découpée, peu ou pas de plages, par contre, de superbes rios se jettent dans la mer. Nous parvenons à la plage de sable blanc et nous éloignons pour nous retrouver seuls au monde. Le site est superbe. La température de l’eau est agréable et nous nous baignons, tout en jetant un oeil sur nos affaires. Les locaux nous ont prévenus que des vols avaient eu lieu sur cette plage. Farniente, de temps en temps, quelqu’un passe pour nous proposer des langoustes, des fruits ou des noix de coco. Nous buvons et mangeons une noix fraîche. Puis, le site s’y prêtant particulièrement, je fais une séance de méditation, face au vent, avec le bruit du ressac. La journée s’écoule rapidement, entre discutions avec les touristes et les cubains. Ceux-ci sont très intéressants et dés que l’on discute avec eux, ils n’hésitent pas à parler de tout et de rien, avec le sourire. Spontanément, ils sont tous très réservés, mais, un petit signe de la main et ils y répondent avec plaisir. En fin d’après-midi, nous rentrons toujours en bus local et avec la même surprise des cubains croisés. retour à la chambre, pour une bonne douche. Reina , notre hôtesse nous a préparé un succulent dîner. Demain, nous reprenons le bus en début d’après-midi pour Santiago de Cuba, puis le bus de nuit vers Santa Clara, que nous atteindrons dans la matinée. On the Road Again !!

Lundi 28 fevrier

Images du Jour


Parcours du Jour : 229 kilomètres
 

Excellente nuit et c'est avec difficultés que nous émergeons à 5h du matin. Super petit-déjeuner, puis, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que nous quittons nos hôtes, qui se seront mis en 4 pour que notre séjour à Santiago se déroule au mieux. Notre taxi est là et à 6h30, nous arrivons au terminal de bus. Nous réservons déjà notre parcours de mercredi en bus de nuit, compte tenu du nombre de touristes en sacs à dos. Et à l'heure dite, le bus démarre. Nous quittons Santiago, pour des paysages vallonnés et très agricoles en direction de Guantanamo. Les USA y louent depuis 1902 en vertu d'accords internationaux, toute la baie, soit 121 kilométres-carrés, 2 aérodromes et 6000 militaires et leurs familles y vivent en autarcie complète. Seuls quelques cubains peuvent y travailler. Hyppodrome, salles de cinéma, terrains de sport, golfs pallient au mal du pays pour les américains.
 
Une des meilleures rades du monde du fait de sa dimension et de sa profondeur. Les cubains attendent patiemment 2033, date de la fin de la location, afin de récupérer ce petit bout de leur territoire. Fidel Castro refusant chaque année de percevoir le prix de la location annuelle, soit 4085 $. La route que nous empruntons est assez récente , car Baracoa n’était reliée que par mer ou les airs jusqu’en 1960. Le chauffeur de bus connait beaucoup de monde et c’est l’occasion d’arrêts réguliers, pour un petit bisou, remettre des paquets ou acheter des régimes de bananes.
 
Nous longeons la côte et les paysages sont saisissants, entre eau turquoise , cactus et côte découpée. 2 françaises qui parcourent une partie de Cuba en vélo, se font déposer auprès d’une belle plage. Bon courage, car nous entamons la montée vers la sierra Del Plurial, 55 kilomètres à flanc de montagne, une végétation grandiose puis nous plongeons vers Baracoa, première ville du territoire espagnol, début de l’histoire de la colonisation de Cuba en 1512. la ville est étalée en longueur le long du littoral. Le terminal est tout au bout du Malicon, la croisette locale. Nous sommes bien attendus et en profitons pour réserver le retour du mercredi. un bicy-taxi nous emmène un peu à l’extérieur du centre vers une maison assez récente. la chambre est au premier étage, tout confort local. Le temps de nous installer et nous partons à la découverte de cette première colonie espagnole du pays.
 
Comme partout, beaucoup de ruines, le littoral a subi une tempête tropicale, il y a 2 ans et beaucoup de maisons ont été détruites, certaines sont en cours de reconstruction. Beaucoup de chantiers, adduction d’eau et cathédrale en travaux. Nous passons à coté d’un point Internet pour mettre le blog à jour et miracle, au point le plus éloigné du territoire, cela fonctionne bien. J’essaierais demain de mettre quelques photos en ligne. Nous montons sur le point haut de la ville pour un beau panorama sur la ville, la mer et la Sierra et nous poursuivons par un petit concert de musique, Mojitos et salsa au menu. Retour à la casa pour un repas de camarones fraîches, un régal. Demain, découverte de la Playa Maguana
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lundi 28 février 2011

Dimanche 27 fevrier

Images du Jour

Parcours du Jour : 63 kilomètres

Excellente nuit, les bruits de la discothèque ne sont pas parvenus jusqu’à nous. Et c’est au petit-déjeuner, que nous apprenons que le comité de quartier a entrepris dans la journée une action vis à vis de la discothèque et qu’ils ont donc changé les grosses baffles par des petites pour faire moins de bruit. On dit merci qui ?? Nous commençons la journée par un tour des rues commerçantes puis, à coté de la cathédrale, nous négocions avec un chauffeur de taxi pour nous rendre à la grande Piedra, 3° monolithe le plus volumineux au monde. Le taxi est un Chevrolet de 1954 au moteur 6 cylindres en ligne d’origine, le compteur kilométrique a disparu dans la nuit des temps. Nous quittons Santiago pour rejoindre le pied de la Sierra Maestra. Et nous grimpons des pentes impressionnantes jusqu'à’ 1200 mètres d’altitude. La route est bien défoncée, des militaires font une marche en descente. Arrivés au pied du monolithe , il ne nous reste plus que 452 marches à gravir, dans un paysage superbe de forêt tropicale primaire, fougères arborescentes, orchidées. Au sommet , le paysage est grandiose sur 360°, nous voyons Santiago et sa baie, la Sierra Maestra. Un petit vent frais est le bienvenu. Puis, nous redescendons au frein moteur afin de sauvegarder les freins à tambours. Nous prenons au passage un jeune cubain que nous ramenons jusqu’à la ville. A l’arrivée, notre conducteur déplie les billets gagnés par sa course, en éventail pour ses collègues, qui l’attendent. De la musique cubaine nous attire jusqu’à la casa de Troja ou un groupe cubain joue sur une petite scène. Beaucoup de spectateurs cubains, certains dansent au rythme des sons afro-cubains. Retour à la casa pour une bonne sieste. Nous ressortons en milieu d’après-midi, les rues sont moins envahies de monde, mais sur la place Dolorès, c’est grosse ambiance avec un groupe et des danseurs survoltés. Un petit concours de danse est organisé avec une foule enthousiaste et nous assistons à une superbe démonstration de reggaeton . Le coucher du soleil s’annonce et nous allons jusqu’ au belvédère de Velázquez, d’ou nous avons une vue sur les toits de la ville ainsi que la baie et la Sierra Maestra. 2 gamines s’amusent en se faisant prendre en photos. Nous terminons par la terrasse de l’hôtel, pour nos Mojitos. L’occasion de discuter avec 2 allemands qui visitent aussi Cuba. Retour à la casa pour un excellent repas. Nos pantalons ont même été lavés et séchés. Demain, départ de bonne heure pour un trajet en bus vers Baracoa.

Samedi 26 fevrier

Images du Jour

Parcours du jour : 27 kilomètres

Excellente nuit grâce à lexomil, Nange a eu plus de difficultés à cause de l'ambiance musicale du restaurant juste au dessous de la chambre. Après avoir envisagé de changer de casa, nous décidons de rester. Les propriétaires sont très sympathiques, ainsi nous apprenons que leurs retraites est de 8 et 10 euros par mois !! Certes les hôpitaux et les soins sont entièrement gratuits, mais les médicaments manquent. Excellent petit-déjeuner et nous profitons d’avoir un point Internet au bout de la place pour mettre à jour le blog et prendre connaissance des commentaires. Puis, un coco taxi nous emmène jusqu’au castel Del Morro, une fortification de 1643 qui surplombe l’entrée de la baie de Santiago. Nous faisons le tour des lieux et découvrons 2 superbes canons français de forteresse datant de 1755. Puis, retour en coco taxi. Nous longeons une grande artère commerçante jusqu’à la plazza de Martes. Un bonnet phrygien sur un mat rappelle que pour les révolutionnaires cubains, la révolution française était une référence, d’où l’adoption des couleurs bleu, blanc et rouge pour le drapeau national. Petit break à la casa et nous ressortons après une bonne sieste pour longer de nouveau les artères autour de notre logement. la vie cubaine s’organise beaucoup autour des places, où les gens jouent aux échecs, dames ou dominos. Groupe de musiciens et de danseuses mettent l’ambiance. Nous allons visiter le musée du carnaval, grosse institution qui se déroule chaque année au mois de juillet. Un groupe de danseuses s’entraîne et Nange est enlevée pour participer à leur danse tropicale. Puis, retour vers la cathédrale et le bar sympathique de l’hôtel pour un petit cocktail. Le soleil se couche doucement et nous rentrons afin de dîner à la maison de délicieux camarones. Puis, nous ressortons vers la place de Marte ou doit avoir lieu une fête locale. Beaucoup de monde dans les rues, les personnes ont à la main des bouteilles de rhum et de cola locale. Certains portent à bout de bras des gâteaux énormes aux couleurs subtils. Arrivés sur la place quelques couples dansent la salsa. Puis, ceux sont de jeunes artistes, chanteurs de rap et groupe de danse. L'ambiance est festive, beaucoup d'enfants qui profitent de manéges, carriole tirée par une biquette, trottinettes et tricycles, pour faire des tours de place. Un jeune cubain s'approche de nous, nous propose du rhum, puis de nous rendre chez un ami, ou nous pourrons tous trouver !! Nous sommes en plein tourisme parallèle !! Comme, nous refusons, il poursuit aussitôt sa démarche auprès d'autres touristes. Un autre nous parle en français, qu'il apprend à l'alliance française de Santiago. Puis, nous rentrons doucement vers notre casa. Demain, poursuite de la découverte des environs avec la Grand Piedra.

samedi 26 février 2011

Vendredi 25 Février

Images du Jour

Parcours du Jour : 151 kilomètres

La cloche du clocher de la cathédrale sonne bien tous les quarts d'heure ainsi que toutes les heures. Bon, donc, petite nuit, mais excellent petit-déjeuner et nous quittons en taxi la casa en remerciant Gabriel de son accueil. Nous prenons nos billets pour Santiago et l'autobus arrive avec juste une petit quart d'heure de retard. Direction Santiago, les paysages sont toujours agricoles, beaucoup de canaux d'irrigation permettent une culture de bananes intensives, ainsi que du riz ou de la canne à sucre. Certains champs sont coupés à la machette. puis arrivée dans les faubourgs de Santiago de Cuba, deuxième plus grande ville du pays. Grosse circulation, au terminal, nous sommes bien attendus avec une pancarte à nos noms. Sur les conseils du conducteur, nous prenons nos billets pour notre prochaine destination de lundi, Baracoa. Puis, c’est dans un taxi de 1954, que nous rejoignons notre casa particular, au centre de la ville. L’accueil est sympathique et nous nous installons, puis allons changer de l’argent, à la banque toute proche. Santiago est une ville très métissée, pleine de vie et surtout aux rues étroites et très en pente. Nous commençons notre découverte par la Place Cespedes. La cathédrale domine la place, nous réussissons à y entrer bien qu’elle soit fermée. Sympa le bedeau éclaire même le plafond pour nous. Visite privée de cette cathédrale superbe. Puis, nous nous éloignons du centre et arrivons de suite dans des quartiers sans touristes, mais les gens viennent discuter, avec toujours l’espoir d’obtenir quelque chose, savons, stylos ou autres. Un superbe escalier nous ramène au niveau de rues en décrépitude, beaucoup de maisons restaurées, mais des maisons abritant des services de l’état. Sinon, au alentour beaucoup de ruines. Puis, nous profitons d’un taxi , une Ford décapotable de 1930, pour faire le grand tour de la ville. Nous faisons un peu couple royal et cela amuse la galerie gentiment.
Nous découvrons plusieurs places animées. De grands boulevards puis le port et la gare ferroviaire. Nous faisons un crochet par le cimetière Iphigénia et assistons à la relève de la garde au mausolée de José Marty, héros de l’indépendance. Puis, nous parcourons l’ancien quartier résidentiel d’avant la révolution. Les villas coloniales sont superbes, pour celles occupées par des organismes d’état, les autres sont des ruines. Retour sur la place de la cathédrale. Nous remontons en direction d’une place particulièrement animée. Le rhum coule à flots, bien que l’on ne soit qu’en fin d’après-midi. la nuit s’annonce chaude. Retour à notre chambre pour un break, avant de ressortir pour notre traditionnel cocktail. Que nous prenons à la terrasse d’un grand hôtel tout proche. mais les maisons de la musique est autres sont toutes fermées pour le moment, donc, au dodo, car, poursuite de la découverte de Santiago et il y a une grande fête populaire sur une des places, à ne pas manquer !!

Jeudi 24 Fevrier

Images du Jour

Parcours du Jour : 11 kilomètres

Bonne nuit, mais à 7h du matin, nous sommes réveillés par de la musique venant de la rue et ceci jusqu'à 8 heures, heure à partir de laquelle, discours, chants et musiques se succèdent pendant une demi-heure. Gabriel nous explique que c'est en raison d'une date anniversaire d'un fait de la guerre d'indépendance et de la première émission de Radio Libre, la radio révolutionnaire qui émettait de la Sierra Maestra. Après un petit-déjeuner succulent, pour la première fois nous n'arriverons pas au bout, nous déambulons dans la rue piétonne en direction des monuments à la gloire des héros qui se trouvent un peu à l'extérieur du centre ville. Nous photographions des taxis rallongés, des motos soviétiques et voitures américaines. Puis, nous prenons place sur les bancs de la place de la révolution et nous profitons du passage incessant des habitants. Vers midi, nous allons déjeuner dans un restaurant qui ne paye pas de mine au premier abord, mais la nourriture est succulente, remarquablement bien présentée et pour une somme très modique. Adresse à retenir !! Nous testons la Pina Colada qui n'est pas mauvaise non plus. Puis, petite sieste et nous retournons sur nos bancs dans le parc dont nous faisons le tour au gré des zones d'ombre et des cubains venant discuter, voire quémander pour certains. Les conversations sont feutrées, mais nous apprenons que le salaire est d'environ 80 Cuc et que les loyers ne dépassent pas 10% du salaire, néanmoins, beaucoup de familles vivent regroupées par soucis d'économie. Le coucher de soleil arrivant, nous retournons à notre cantine pour un Mojito sur le trottoir , au frais, ce qui est très agréable. Puis, retour à notre chambre. Demain, nous quittons Bayamo pour Santiago de Cuba, deuxième plus grande ville du pays. Changement d'ambiance, après cette journée de transition au calme.