Réveil matinal et je profite de la présence des bains chauds pour en prendre un.
Je suis avec une personne âgée et je reste dans une eau à 40 dg une quinzaine de minutes, un vrai bonheur, je perçois de mieux en mieux le style de vie des Japonais.
Un excellent petit déjeuner nous attend, nous remettons nos tenues traditionnelles de la veille pour nous y rendre.
Nous quittons cette excellente auberge, dont je garde l’adresse au cas où, pour la gare ferroviaire où nous laissons nos sacs à dos en consigne.
Nous partons pour la visite de Matsumoto : élégance noire au pied des Alpes japonaises
Dans la fraîcheur limpide de Matsumoto, entourée par les reliefs des Alpes japonaises, se dresse une silhouette qui semble sortie d’une estampe.
Le Château de Matsumoto.
Sombre, élégant, presque mystérieux.
🏯 Le “château du corbeau”
Contrairement aux châteaux blancs du Japon, celui-ci porte une armure noire.
On le surnomme “Karasu-jō” — le château du corbeau.
Ses ailes déployées semblent prêtes à s’élancer au-dessus des douves.
👉 Ce qui frappe :
Les lignes asymétriques
Les toits superposés
Les reflets parfaits dans l’eau calme
Un équilibre entre puissance et poésie.
🪜 À l’intérieur : brut et authentique
Dès l’entrée, le contraste est total.
Pas de luxe ostentatoire.
Juste du bois sombre, des poutres massives… et des escaliers redoutables.
Raides. Très raides.
Chaque étage raconte une fonction :
Défense avec des vitrines de présentation des premières armes à feu introduites par les Portugais et les Hollandais.
Observation
Commandement
On grimpe lentement, presque comme un samouraï en armure.
🌄 Au sommet : le regard du stratège
Tout en haut, la récompense.
Une vue panoramique sur Matsumoto et les montagnes au loin.
Le vent circule.
Le temps semble suspendu.
On comprend pourquoi ce lieu était stratégique… et pourquoi il reste fascinant.
🌸 Autour du château : une respiration
Le parc autour du Château de Matsumoto est une invitation à ralentir.
Les cerisiers enveloppent la forteresse.
Les montagnes sont encore enneigées.
Retour en ville pour un déjeuner de spécialités de porc panés.
Pour la digestion, une activité ludique, découverte du 🥁 Taiko : quand le rythme devient corps
Au Japon, le Taiko ne se joue pas…
il se vit.
Ce n’est pas seulement de la musique.
C’est une discipline, une respiration collective, une énergie qui traverse le corps et résonne dans le sol.
⚡ Le premier battement
Face au tambour, tu prends les baguettes (bachi).
Le silence s’installe.
Puis un premier coup.
Grave. Profond.
Comme un battement de cœur qui ne serait pas le tien.
Très vite, tu comprends :
ici, on ne frappe pas le tambour…
on dialogue avec lui.
Nous sommes initiés par 3 joueurs et joueuses expérimentés.
Le Taiko, c’est une chorégraphie autant qu’un son :
Posture ancrée
Mouvements amples
Regard concentré
Chaque geste compte.
Chaque frappe part du centre du corps.
On transpire. On respire fort.
On se sent vivant.
Dans un ensemble de Taiko, plusieurs instruments dialoguent :
O-daiko : le géant, profond et puissant
Chū-daiko : le cœur du rythme
Shime-daiko : plus aigu, précis, presque nerveux
Un orchestre où chaque battement a un rôle.
Autrefois lié aux rituels, aux temples et aux batailles, le Taiko est aujourd’hui un art de scène spectaculaire.
Des groupes comme Kodo ont porté cette pratique dans le monde entier.
Mais même dans un petit atelier…
la magie reste la même.
Le reste de l’après-midi est libre et nous déambulons tranquillement dans le quartier des grenouilles et ses nombreuses boutiques.
Retour à la gare pour prendre un express en direction de Nagano, siège des jeux olympiques d’hiver en 1998.
Demain, découverte de Nagano et de sa région















































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RépondreSupprimerSylvie a l'air de bien s'être à la fois bien amusée bien défoulée.! C'est vrai que sur scène que Kodo c'est impressionnant ! Bonne continuation ! Georges
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