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jeudi 16 avril 2026
Jeudi 16 avril 2026 - Kyoto - pavillon d’Or, Arashiyama, Quartier de Gion
PHOTOS DU JOUR
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Réveil matinal et nous en profitons pour utiliser la machine à laver de l’hôtel. Pendant le séchage, nous prenons notre petit déjeuner et dès 9 h, nous nous retrouvons pour un trajet en bus de 25 minutes vers le pavillon d'Or.
Kyoto fut la sixième ville construite en à peine plus d'un siècle sur un modèle de ville chinoise, caractérisée par un plan en damier orienté du nord au sud. La ville couvrait alors un rectangle de 4,4 km de large et de 5,2 km de long.
Épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, Kyoto échappa de peu à la destruction atomique, car la ville figurait en tête des cibles désignées par le comité des objectifs américains. Son choix fut finalement rejeté à la suite de l'intervention du secrétaire de la Guerre des États-Unis Henry Lewis Stimson et de conseillers, dont le Français Serge Elisseeff, qui connaissaient la richesse culturelle de la ville, et estimèrent que sa destruction serait un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon.
🌸Le pavillon d’Or : Kinkaku-ji : l’éclat suspendu
Le Kinkaku-ji surgit comme une apparition.
Recouvert de feuilles d’or, il flotte sur son étang, parfait, presque trop parfait.
Un décor qui semble peint plutôt que réel.
Et pourtant, ce n’est pas l’or qui marque…
c’est le silence autour.
Quand le vent tombe et que le pavillon se reflète parfaitement dans l’eau. Deux mondes, un seul instant.
Nous quittons ce lieu magique pour une expérience culinaire dans un restaurant où tout est automatisé de la commande sur une tablette, à la livraison de la nourriture sur des tapis roulants. Le choix est vaste en sushis de toutes sortes et autres spécialités.
Une petite marche digestive et nous montons dans le métro aérien pour rejoindre Arashiyama.
Beaucoup de jeunes femmes ont revêtu des kimonos traditionnels.
Nous découvrons la bambouseraie d’Arashiyama.
À Arashiyama, il existe un endroit où le monde devient vertical.
La Arashiyama Bamboo Grove ne se contente pas d’être belle… elle vous enveloppe.
Les bambous s’élancent vers le ciel, immenses, élancés, presque irréels.
Ils filtrent la lumière en fines lames dorées, comme si le soleil passait à travers un vitrail végétal.
Le bruit est unique.
Un froissement doux, une respiration lente.
On ne parle plus vraiment ici.
On écoute.
Le chemin est simple, presque modeste.
Mais chaque pas donne l’impression d’entrer plus profondément dans un autre monde.
Par moments, une trouée laisse apparaître une maison traditionnelle, un temple discret… puis tout disparaît à nouveau dans le vert.
Nous continuons en direction du Jardin d’Ōkōchi Sansō.
À l’extrémité du célèbre bosquet d’Arashiyama, là où les foules s’évanouissent doucement, se cache un lieu presque secret : le Ōkōchi Sansō Garden.
Ici, Kyoto change de tempo.
On ne visite plus… on contemple.
Ce jardin n’est pas impérial, ni religieux.
C’est l’œuvre intime de Denjirō Ōkōchi, star du cinéma japonais des années 1930.
Il consacra une grande partie de sa fortune à façonner cet écrin.
Pas pour impressionner.
Pour respirer.
Chaque sentier semble dessiné comme un mouvement de pinceau.
Le jardin se découvre comme une succession de scènes :
Un chemin de mousse, doux comme un tapis ancien
Une clairière baignée de lumière
Une maison de thé posée face aux montagnes
Et puis soudain… une ouverture.
Kyoto apparaît, en contrebas, avec les montagnes en toile de fond.
Un panorama discret, presque offert à ceux qui ont pris le temps de monter.
À la fin du parcours, une halte nous attend.
Un thé matcha.
Une douceur japonaise.
Rien d’extravagant, et pourtant… tout est parfait.
Le goût, le silence, la vue.
Le temps semble s’asseoir à côté de nous.
Nous continuons la découverte de Kyoto en reprenant le métro en direction du quartier de Gion.
👘 Gion : le théâtre discret de Kyoto
Dans Kyoto, certains quartiers se visitent…
Mais Gion, lui, s’observe à demi-mot.
C’est un lieu d'élégance, où chaque détail semble chorégraphié depuis des siècles.
La rue Hanamikoji Street est l’axe principal, mais elle n’a rien d’ostentatoire.
Façades en bois sombre, lanternes délicates, rideaux de bambou…
Tout ici parle doucement.
Puis, sans prévenir, une silhouette traverse la rue.
Une maiko, apprentie geisha, glissant presque sans bruit.
On ne la suit pas.
On la laisse passer, comme une apparition.
À Gion, on ne parle pas de “geisha” mais de geiko.
Ce sont des artistes.
Danse, musique, conversation… un art complet, transmis avec rigueur.
Les apercevoir reste rare, et c’est tant mieux.
Gion n’est pas un spectacle.
C’est un monde qui continue d’exister, à son rythme.
Retour à l’hôtel pour une soirée plus simple.
Demain, poursuite de la découverte de Kyoto
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Bonjour, vous êtes très beaux les amis sur ces photos. Le reportage et les textes sont à la hauteur de vos précédents voyages. Bravo et merci de nous entraîner dans vos pas, d'une manière virtuelle bien sûr 😉. Bisous 😘😘
RépondreSupprimerDemain et un grand jour 🎉🎊🎁🙏🕉️
RépondreSupprimerMerci pout tous ces "commentaires" poétiques. Tout continue à être magnifique et un peu magique...et oui...demain grand jour...
RépondreSupprimerMA GNI FIQUE!!!!
RépondreSupprimermerci à vous 2!!!
Bisous
J'ai bien aimé ta phrase, "le temps semble s'asseoir à côté de nous"...surtout qu'il reste posément installé...il file tout le temps, trop vite...il pourrait bien suspendre sa frénetique course
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